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Publié le par lili

Nadal "creuse" son trône
 

Tennis Roland-Garros

Nadal "creuse" son trône

06/06/2006 19:49

Plus les victoires sont difficiles, plus Rafael Nadal se sent en confiance. Vainqueur de Paul-Henri Mathieu en quatre heures trente, puis de Lleyton Hewitt en quatre sets, la fatigue se fait sentir, mais le Majorquin estime qu'il progresse. Mercredi, il rencontre Novak Djokovic en quarts de finale.

ROLAND-GARROS - Rafael Nadal avant les quarts de finale

Rafael Nadal aime les sentiers battus. En bon relanceur, il est capable de remettre cent fois sa raquette à l'ouvrage. C'est pourquoi le Majorquin a décidé très tôt de rester sur son île, en famille, et loin des techniciens de Barcelone et du monde entier. Son jeu se nourrit de ces racines profondes.

Pas de chorégraphie mais des gestes efficaces du laboureur. Après 57 victoires consécutives et neuf récoltes sur le circuit ATP, Nadal revient à Paris pour la moisson de printemps.

Nadal souffle et prend un avertissement

Pour la première fois depuis son retour à la compétition en février, Nadal a laissé entendre qu'il avait besoin de souffler. Après un terrible match face à Paul-Henri Mathieu et une lutte intense face à Lleyton Hewitt, il consent à avouer des petites faiblesses : "J'espère que cela ira mieux mercredi car aujourd'hui, j'étais fatigué. J'ai eu des sautes de concentration." Au point de prendre un avertissement pour avoir dépasser le temps de pause entre deux services : "Ce n'est pas grave, j'avais joué cinq heures le match précédent, et il faut aussi que je récupère."

Mais comme Roger Federer explique que ses défaites face à Nadal le font progresser, Nadal tourne vite les situations difficiles en sa faveur. Le Majorquin est un laborieux, mais un laborieux fantastique. L'anecdote est connue : lors d'un Challenger à Saint-Jean-de-Luz en 2003, Nadal lutte contre Richard Gasquet. Il se casse le pied mais va jusqu'au bout et remporte le match.

Nadal puise son énergie dans la douleur

Cette année, son parcours à Roland-Garros n'est pas aussi euphorique que son baptême miraculeux de l'an passé. Ses adversaires ne le ménagent pas. Une inquiètude ? Bien au contraire. Le match contre Mathieu est venu au bon moment : "Je ne jouais pas mon meilleur tennis et ce match m'a permis de rentrer vraiment dans le tournoi", lance-t-il. Celui contre Hewitt lui a plu. Il adore l'attitude de l'Australien. "J'ai joué mon meilleur match du tournoi. Je sens mieux la balle. Surtout au premier set."

Les deux mamelles des succès français de Nadal sont la douleur et l'humilité. Nadal n'a pas peur de se "faire mal" et puise son énergie dans l'adversité. Il était moins bon que Gasquet chez les juniors, il n'est pas encore N.1 mondial, il n'est pas encore en finale. Tout est prétexte à rester humble et à se remettre au travail. Lundi, Nadal rappelait à tout le monde : "Ecoutez, je suis en quarts de finale. Je ne pense pas encore à la finale. Si j'y suis, cela voudra dire que je joue bien."

Mardi, il s'entraînait avec Emilio Sanchez-Vicario sur le court 4, avec application. D'abord au fond de court, puis quelques volées, comme il le fait quand il revient chez lui sur les vieux courts de Manacor.

 

 

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Publié dans lilig02

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