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Publié le par guerin

le messieurs à Wimbledon: Federer grand favori face à Roddickdim

LONDRES (AFP) - Tous les voyants sont au vert pour Roger Federer, qui tentera dimanche de remporter pour la troisième fois d'affilée le tournoi de tennis de Wimbledon contre le même adversaire que l'année dernière, Andy Roddick.

Le bilan à sens unique des rencontres entre les deux hommes aurait de quoi donner des complexes à l'Américain, s'il ne le partageait avec pratiquement tous les joueurs du circuit.

 

En neuf matches, Federer s'est imposé huit fois. Deux de ses succès ont eu lieu à Wimbledon, en finale en 2004 et en demi-finale l'année précédente. Le dernier set disputé par les deux hommes, en septembre 2004 à Bangkok, s'est soldé par un 6-0 pour le Suisse. En tout, Roddick n'a gagné que quatre manches sur 23 contre son futur rival.

"C'est un assez bon joueur de tennis vous savez !", a plaisanté l'Américain de 22 ans, vainqueur de son unique titre du Grand Chelem à l'US Open en 2003.

En tenant compte seulement des deux dernières semaines, la balance penche aussi fortement sur le versant helvétique. Federer n'a perdu qu'un set en six matchs, contre l'Allemand Nicolas Kiefer au troisième tour, à cause d'un bref moment de déconcentration à la fin d'un tie-break.

Il a donné l'impression de monter en puissance au fil des tours dans sa quête d'une cinquième titre du Grand Chelem, jusqu'à sa démonstration en demi-finale contre l'Australien Lleyton Hewitt, pourtant considéré comme l'outsider N.1.

Roddick au contraire a peiné. Bien que favorisé par la décision des organisateurs de le promouvoir tête de série N.2 pour tenir compte de ses résultats récents sur herbe, il a dû batailler pendant cinq sets au deuxième tour contre l'inconnu italien Daniele Bracciali puis en quarts de finale contre le Français Sébastien Grosjean.

Il n'est pas sûr au bout du compte que le Texan, quatrième mondial, ait fait une très bonne affaire en évitant Federer jusqu'à la finale. L'histoire montre que pour stopper le Suisse, il vaut mieux s'y prendre avant le dimanche, comme Marat Safin à l'Open d'Australie et Rafael Nadal à Roland-Garros, vainqueur tous les deux en demies. Sur les 20 dernières finales qu'il a jouées, le N.1 mondial n'en a perdu aucune.

Sur le plan du jeu aussi les forces semblent disproportionnées.

Federer, le "joueur suprême sur gazon", comme l'a surnommé Hewitt après ses 35 victoires d'affilée sur cette surface, a tous les coups à sa disposition. Jusqu'à maintenant, il est le plus souvent resté au fond du court en s'appuyant sur son service et son superbe coup droit. Mais si le besoin se fait sentir, il ne fait aucun doute qu'il saura avancer vers le filet.

Roddick, lui, compte avant tout sur sa mise en jeu surpuissante, ses grandes frappes de coup droit et son courage dans la bagarre. La volée n'est toujours pas son point fort.

"Il a été meilleur que moi ces dernières années, ça ne fait aucun doute, a reconnu l'Américain. Mais le but pour moi est seulement d'être meilleur demain".

Comme si tout ça ne suffisait pas, Federer a aussi l'avantage d'avoir pu se reposer samedi, pendant que Roddick luttait encore trois sets contre le Suédois Thomas Johansson pour boucler sa demi-finale, interrompue la veille par la pluie.

A-t-il été heureux de voir son rival s'épuiser 24 heures avant le rendez-vous au sommet ? "Non, pas vraiment. Il aurait été juste qu'il ait aussi son jour de repos. En plus ça m'aurait permis de me préparer mentalement en connaissant mon adversaire", a dit le gentleman de Bâle.

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Publié dans lilig02

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