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Publié le par guerin

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Puerta poursuit la tradition

vendredi 3 juin 2005

Après Martin Verkerk en 2003 et, à un degré moindre, Gaston Gaudio l'an passé, un nouvel invité surprise s'est offert une place en finale de Roland-Garros. Classé au-delà de la 400e place mondiale il y a moins d'un an, Mariano Puerta disputera dimanche le match du sacre. L'Argentin a battu le Russe Nikolay Davydenko, ce vendredi, au terme d'un match à rebondissements : 6/3, 5/7, 2/6, 6/4, 6/4 et 3h29 de jeu.

L'attaque de coup droit long de ligne est parfaite. Nikolay Davydenko ne peut qu'effleurer la balle du cadre de sa raquette. Mariano Puerta lève un point rageur, sourire béat. L'Argentin vient de conclure en beauté quelque trois heures trente de combat acharné face au surprenant russe, nouveau n°3 à l'ATP Champions Race. Débarqué Porte d'Auteuil dans l'ombre de ses compatriotes Gaudio, Coria et Nalbandian, Puerta, qui n'était jamais allé plus loin que le troisième tour à "Roland", continue de vivre son rêve parisien. "Je suis l'homme le plus heureux du monde", s'enthousiasmait-il sur le chemin des vestiaires. Le succès est sûrement d'autant plus beau pour le Gaucho de Cordoba qu'il a été long à se dessiner.

Nouveau statut

Si Davydenko est le plus prompt à entrer dans la partie, débutée avec une heure trente de retard en raison de la pluie, Mariano Puerta met un peu plus de temps à se lancer. Une fois en route, le joueur de Buenos Aires enchaîne alors quatre jeux consécutifs. Très à l'aise sur terre battue depuis le début de la saison, la tête de série n°12 offre de belles répliques au lift de l'Argentin. Mais Puerta est plus solide dans l'échange. Il montre même une intelligence de jeu digne de son nouveau rang. 6/3 pour l'Argentin.

C'est d'ailleurs sur un modèle de lift court croisé qu'il sauve une balle de break à 0-1 dans la deuxième manche. Le break, Davydenko va tout de même le réaliser, au meilleur moment, à 6-5 pour lui. Une faute directe de revers du 37e mondial, la 17e du set. Sur sa lancée, le vainqueur de Sankt-Pölten prend l'engagement de Puerta à 1-0 dans le troisième set. Un pécule sciemment conservé. Les échanges sont plus courts, Davydenko, jamais allé au-delà du deuxième tour à "Roland", impose son rythme. Le chassé croisé commence.

Comme les Guillermo et Gaston

Après une quatrième manche remportée par l'Argentin, qui frappe encore plus fort dans la balle, Davydenko sauve deux balles de break à 1-1 dans le cinquième et dernier set. Il remporte le jeu. Puerta peste après lui-même. Son faciès s'assombrit lorsque le sixième russe de l'histoire de l'ère Open à atteindre le dernier carré d'un Grand Chelem fait le break pour mener 4-2. Puerta réagit immédiatement et réalise le "debreak". C'est le coup de grâce pour le mental plus fébrile du Russe.

L'Argentin marque alors quatre jeux de suite, comme dans la première manche. La boucle est bouclée. A 27 ans, Puerta atteint la finale de Roland-Garros. Comme avant lui ses compatriote, Guillermo Vilas dans les années 70 puis Guillermo Coria et Gaston Gaudio l'an passé. Il y bel et bien désormais une vraie tradition argentine à Roland-Garros… 

Mariano Puerta
Mariano Puerta
Nikolay Davydenko
Nikolay Davydenko

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Publié dans lilig02

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