masters séries de rome

Tennis MS Rome
[12/05/2006]
Pour son premier 1/4 de finale en Masters Series, Gaël Monfils s'attaque à l'Américain Andy Roddick. Un test de choix alors que dans les autres matches, les favoris, Federer, Nadal et Nalbandian, n'ont pas failli, respectivement face à Almagro, Gonzalez et Ancic. Les demi-finales promettent.
MS ROME - 1/4 DE FINALE
Gaël Monfils (FRA) - Andy Roddick (EU/N.5)
Face à face : 0-1
Pour son premier quart de finale en tournoi Masters Series, Gaël Monfils va se frotter à Andy Roddick. Le Français qui a battu Fabrice Santoro au terme d'un match de deux heures devra avoir récupéré pour espérer battre l'Américain. Même si ce dernier n'est pas un spécialiste de la surface ocre, le Français ne part pas dans la peau d'un favori. "On dit qu'il n'est pas un super joueur sur terre battue. Mais il n'est pas en quarts de finale par hasard. Il est cinquième mondial."
Et Andy Roddick a de surcroit un autre avantage sur Monfils. Psychologique celui-là. En octobre dernier, l'Américain avait surclassé l'ami Gaël en finale du tournoi de Lyon (6/3, 6/2). Et ça, le Français ne l'a toujours pas oublié. "Je vais essayer de prendre ma revanche. Ça va être un gros match et il faut que je récupère bien." Un match face à Santoro, ça fatigue toujours...
RESULTATS
R. Nadal (Esp, 2) bat F. Gonzalez (Chi, 10) : 6-4 6-3
Prochain adversaire : A. Roddick (EU, 5) ou G. Monfils (Fra)
R. Federer (Sui, 1) bat N. Almagro (Esp) : 6-2 6-7 7-5
Prochain adversaire : D. Nalbandian (Arg, 4)
Vainqueur à Valence, demi-finaliste à Acapulco et Barcelone, Nicolas Almagro est derrière Rafael Nadal l'un des hommes forts de ce début de saison sur terre battue. La nouvelle perle du tennis espagnol a passé un cap cette saison et donne le sentiment de pouvoir désormais titiller les meilleurs et notamment le maître Federer.
Après deux tours largement dominé, le suisse, numéro un mondial, avait conscience que le cap des quarts de finale s'annonçait plus difficile à franchir, c'est pourquoi il attaquait le match pied au plancher. Très agressif, pratiquant un jeu très offensif, le joueur helvète saoulait de coups son adversaire en début de rencontre et prenait un départ idéal. 4-0, il donnait le sentiment de maîtriser sans forcer. Doté d'un lift nettement moins vif que celui de Nadal, le grand espoir du tennis espagnol possède cependant toutes les armes pour briller sur terre battue : Un jeu de jambe précis, une grande capacité à varier les angles et les effets, une régularité de métronome. C'est pour cette raison que Federer ne pouvait se permettre le moindre relâchement au risque de voir son jeune adversaire lui sauter à la gorge.
Auteur d'un début de match quasi-idyllique, le numéro un mondial s'envolait vers une victoire aisée et surtout convaincante. Plus puissant et n'hésitant pas à venir conclure les points au filet, il donnait le sentiment d'évoluer un cran au-dessus mais un coupable relâchement allait l'obliger à puiser dans ses réserves. Auteur d'une double faute sur sa première balle de match à 5-4 dans la deuxième manche, Federer ne se doutait pas que cette offrande allait le pousser dans un match marathon et indécis. Réputé pour hausser son niveau de jeu sur les points importants, le Suisse ne faisait pas illusion au cours du tie-break de la seconde manche (6-2 6-7).
Almagro, agressé tout au long des deux premiers sets, avait enfin trouvé le bon tempo. Porté par ses revers croisés liftés, l'Espagnol avait revêtu le costume de machine à renvoyer la balle et les duels de fond de court étaient légion. Un véritable bras de fer s'engageait. Les deux hommes ne voulaient rien lâcher. 2-2, 3-3 4-4, peu habitué à ce genre de combat, Almagro craquait finalement physiquement sur la 5e balle de match de Federer (6-2 6-7 7-5).
D. Nalbandian (Arg, 4) bat M. Ancic (Cro) : 6-3 6-3
Prochain adversaire : R. Federer (Sui, 1)
Retrouver Mario Ancic en quart de finale du Masters Series de Rome est une véritable surprise. Grand spécialiste des surfaces rapides et adepte du service volée, l'ancien demi-finaliste à Wimbledon en 2003, véritable sensation de l'épreuve italienne, a tracé sa route jusqu'en quart de finale grâce à de nets progrès en fond de court et aussi une rage de vaincre inconnue. Tombeur du Français Florent Serra et de l'Espagnol Ramirez-Hidalgo après avoir à chaque fois sauvé trois balles de match, le Croate faisait figure de miraculé mais a pu prendre conscience face à Nalbandian de l'écart qui le sépare encore des meilleurs.
Depuis son formidable succès lors de la dernière Masters Cup, l'Argentin donne le sentiment d'être le seul capable de venir titiller Roger Federer et Rafael Nadal. Vainqueur du tournoi d'Estoril la semaine dernière, le Sud-Américain a fait une nouvelle fois étalage de son formidable arsenal, de l'étendue de ses coups qui lui donne la possibilité de briller sur toutes les surfaces. Très solide en revers, capable de trouver des angles surréalistes en coup droit, Nalbandian n'a laissé aucun espoir à Ancic prenant le jeu à son compte dès les premiers échanges. N'hésitant pas à conclure les points au filet, la tête de série numéro 4 n'a jamais été inquiétée, se montrant trop efficace en retour et passing. Obligé de forcer son jeu, le joueur des Balkans a commis deux fois plus de fautes directes et rendu les armes en moins d'une heure et demie (6-3 6-3).