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Tennis ATP Marseille
Arnaud Clément et son jeu retrouvé défient à 15h00 Mario Ancic en finale de l'Open 13, à Marseille. Jamais depuis trois ans le Français n'a été aussi proche d'un nouveau titre.
A 28 ans, Arnaud Clément relance sa carrière de façon inattendue. Le Français, 65e mondial, joue cet après-midi la finale de l'Open 13 de Marseille, face au Croate Mario Ancic, tête de série N.6. Vingt-quatre heures après les sifflets du public phocéen, lors de son 1/4 de finale contre Fabrice Santoro, le natif d'Aix-en-Provence a retourné la salle en sa faveur, samedi, en recalant le N.2 mondial, l'Espagnol Rafael Nadal, tenu en fond de court à force d'assauts volontaires. Après trois ans d'interrogations, de doutes, il va retrouver les sensations d'une finale ATP qu'il n'avait plus connues depuis Lyon.
"Ça faisait deux ans que c'était un peu difficile pour moi au niveau tennistique", a-t-il avoué, ému, samedi, suite au "meilleur match" de sa carrière, "àpart dans le premier set". Cette huitième finale est l'étape la plus marquante d'un retour au premier plan amorcé lors de sa dernière tournée d'été, en Amérique du Nord, et concrétisé par "d'excellentes sensations" ressenties à l'Open d'Australie, au mois de janvier.
Marseille pourrait être son troisième titre ATP, après deux premiers sacres acquis en France, à Lyon, en 2000, et à Metz, en 2003. Mais il faudra contourner l'obstacle Mario Ancic, à qui une production sérieuse mais sans génie a suffi pour écarter Sébastien Grosjean, samedi (6-3, 3-6, 6-3). Puisque la Clé sait oublier vite, comme il l'a prouvé au versatile public marseillais, il devra surtout ne pas penser à sa déconvenue de début d'année face au Croate, qui ne lui avait laissé que deux jeux à Adélaïde, en début de saison. "C'était terrible", s'est-il souvenu, samedi, dans un moment d'effroi.
Le vainqueur sans état d'âme a mis la leçon infligée sur le compte de l'euphorie de la première Coupe Davis offerte à son pays. Ancic, 21 ans, 21e mondial, a étayé sa thèse facilement, samedi : "Arnaud a fait des choses incroyables" contre Fabrice Santoro et Rafael Nadal, a-t-il résumé, sans le besoin d'en ajouter.
Alors, quelle pourrait être la clé de cette quatre confrontations avec le droitier croate, que le Français a battu deux fois, en Coupe Davis 2004 (1er tour, sur terre battue) et à Indianapolis 2002 (ciment) ? Le pourcentage de premières balles du Français, finaliste à Marseille en 1999, et les retours du Croate, titré à 's-Hertogenbosch en 2005, a indiqué Sébastien Grosjean.