MS PARIS-BERCY - LE PROGRAMME DU JOUR . COURT CENTRAL Début à 12:00 D. HRBATY (SVK) / T. JOHANSSON (SWE) - M. KNOWLES (BAH) / D. NESTOR (CAN) [4] Pas avant 14:50 Andy RODDICK (EU, 1) - Ivan LJUBICIC (CRO, 6) Cette saison sera irrémédiablement marquée par l'empreinte d'Ivan Ljubicic. Bien loin des performances de Federer ou Nadal, le Croate n'en réalise pas moins la meilleure saison de sa carrière. Même s'il connaît une dernière ligne difficile physiquement en cette fin de saison, il a toutefois réussi à se qualifier pour sa première Masters Cup, après sa victoire la veille en quart de finale et la défaite de son adversaire direct, Gaston Gaudio, tombé dans le piège Berdych. Ivan devra vite retrouver sa fraîcheur pour entamer un mois de folie entre Shanghai et Bratislava pour jouer une première finale de Coupe Davis face à la Slovaquie. Mais avant, Bercy lui a ouvert la voie de sa première demi-finale de Masters Series. Ecartant un Tommy Robredo agile sur surface dure, le Croate s'attaque maintenant à un adversaire qu'il n'apprécie guère : Andy Roddick. L'Américain a mis plus de deux heures pour vaincre le dernier Espagnol en lice, David Ferrer, qui a gâché deux balles de match avant de s'incliner dans le tie-break du 3e set. Si Roddick n'est pas passé loin de la porte, celui-ci attend pourtant de Bercy une première consécration en Masters Series cette saison que Federer et Nadal ont accaparé durant toute l'année. En demi-finale, Ivan Ljubicic, délivré du poids de la qualification en Masters Cup qui lui pesait tant, jouera sans concession face à l'Américain qui souffrirait du dos. Jeu, haine et match Ce duel de serveurs, offert sur un plateau, s'annonce chaud bouillant. Car c'est sans véritable joie que le demi-finaliste 2003 retrouve Ljubicic à ce stade de la compétition cette saison. Battu à l'US Open en 2003 par l'Américain, Ivan n'avait pas hésité à le fustiger dans le presse, en affirmant : "Je ne l'aime pas. Dans les vestiaires, personne n'aime son attitude. Il ne respecte pas les autres." Ayant remporté la première et la dernière confrontations sur les sept matchs joués face au Texan, le Croate en aurait remis une couche la veille avant de disputer leur huitième rencontre. Ce dernier aurait répondu de façon virulente à l'Américain qui lui demandait ses chances de disputer la Masters Cup. Sur quoi, Ivan aurait répliqué : "Ne pose pas de question, contente-toi de gagner ton match." Un réglement de compte est attendu. Face-à-face : 5-2 pour Roddick 2005, Coupe Davis : Ljubicic l'emporte 4-6, 6-3, 7-6, 6-7, 6-2 2004, Indianapolis : Roddick l'emporte 1-6, 7-6, 7-6 2003, US Open : Roddick l'emporte 6-3, 6-7, 6-3, 7-6 2003 Cincinnati : Roddick l'emporte 6-1, 6-4 2003, Hambourg : Roddick l'emporte 6-4, 6-4 2002, MS de Paris : Roddick l'emporte 7-6, 7-6 2002, Australie : Ljubicic l'emporte 7-6, 3-2 ab. Radek STEPANEK (Rtc, 8) - Tomas BERDYCH (Rtc) Face-à-face : 0-0 En marge du choc Roddick-Ljubicic, Radek Stepanek a fait son chemin. Dans une partie de tableau plutôt favorable, le finaliste de la saison passée s'est frayé un passage en demi-finale face à son compatriote Tomas Berdych qui n'en finit plus d'étonner. Le jeune Tchèque de 20 ans a accroché trois têtes de série sur le manche de sa raquette : Coria (n°2), Ferrero (n°13) et Gaudio (n°7) qui espérait encore décrocher sa place à Shanghaï, et se pose en outsider parfait pour terminer sa saison qui aura connu une bien meilleure fin par rapport à son commencement. Aussi curieux que cela puisse paraître, Bercy sera le premier lieu de rencontre ATP entre les deux compatriotes. Est ici, l'aîné de ces deux joueurs se sent comme chez lui. A l'image de son maillot d'arbitre de hockey sur glace américain, qu'il arbore avant chaque début de match pour se montrer comme "l'arbitre du court". N'en déplaise à l'arbitre de chaise, le néo-Monégasque affirme avec véhémence : "Je me sens bien sur le court, presque comme à la maison. Et d'ajouter: Je le dis et je le répète: jouer à Bercy représente quelque chose de spécial pour moi. J'aime la surface qui convient extrêmement bien à mon jeu". Avec une cabriole spéciale, pour fêter chaque victoire, on veut bien le croire. W. BLACK (ZIM) / K. ULLYETT (ZIM) [3] - B. BRYAN (USA) / M. BRYAN (USA) [2] |