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Cet OL est galactique![]() L'Olympique Lyonnais n'a pas manqué son entrée en lice en Ligue des Champions. Mardi, les quadruples champions de France ont surclassé le Real Madrid (3-0) avec trois buts inscrits en dix minutes lors de la première période. L'OL est lancé et Gerland n'oubliera cette incroyable soirée de sitôt. |
LIGUE DES CHAMPIONS - 1RE JOURNEE Lyon - Real Madrid : 3-0 Pour la première sortie de sa carrière en Ligue des Champions, le jeune Robinho s'est sans doute demandé s'il ne s'était pas trompé de maillot. Si un écusson cousu sur la tunique du Real Madrid ne rappelait pas les neuf C1 conquises par sa nouvelle formation, le phénomène auriverde aurait sans doute cru à la supercherie, compte tenu de la claque reçue ce mardi par les siens. Surclassés dans tous les compartiments - physiquement en particulier - par une machine rhodanienne parfaitement huilée, les Espagnols ont quitté Gerland avec trois buts dans la musette (3-0) et une défaite qui fait désordre.
Beckham tire le premier L'entame des Lyonnais n'est pourtant pas transcendante. Les Madrilènes jouent haut et se créent les premières occasions de la partie. Un coup franc de David Beckham fait frissonner Gerland (4e). Roberto Carlos, hyperactif ce soir, en remet une couche sur un nouveau coup de pied arrêté. Mais son tir passe également à quelques décimètres du poteau gauche de Coupet (7e). Le Real a laissé passer sa chance.
Juninho impérial
3-0 à la pause : circulez, il n'y a plus rien à voir. Au retour des vestiaires, les quadruples champions de France se reposent sur leurs acquis. Le Real, volontaire, essaie de revenir à la marque. Roberto Carlos frappe au but une bonne demi-douzaine de fois. Grégory Coupet est toujours là. Robinho tente également de débloquer la situation. Sans réussite (66e). Le score n'évoluant plus, Gérard Houllier en profite pour faire tourner. Fred, Govou et Pedretti participent à la fête et le premier nommé n'est pas loin d'alourdir la marque en fin de partie. Mais sa frappe du gauche est trop croisée (88e). Pas de quoi attrister le Brésilien qui, au coup de sifflet final de M. de Santis, tombe dans les bras de ses coéquipiers. Conscient que l'OL a frappé un grand coup. LA DECLARATION : Grégory Coupet (Lyon)
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Tout le contraire de Lyon. Parfois poussifs et critiqués en ce début de saison, les Rhodaniens ont éclaté et se sont régalés face à la plus prestigieuse formation du vieux continent. De la réussite, de la présence et une bonne dose de savoir-faire ont permis à Gérard Houllier et ses hommes de remporter un de leurs plus beaux succès sur la scène européenne. Certes, Zidane et Ronaldo - les deux joueurs les plus talentueux de la décennie écoulée - n'étaient pas sur le pré. Mais avec le Français et le Brésilien, le scénario eut peut-être été le même.
Si Beckham et Roberto Carlos sont des maîtres artificiers, Juninho n'est pas le dernier venu. Il le prouve sur sa première tentative. Son centre flottant arrive sur le crâne de Carew qui, dos au but, dévie à peine le cuir. Casillas est battu (1-0, 21e). 100% de réussite pour Lyon. 200% même après une action incroyable du Real. Sur une frappe de Roberto Carlos, Baptista dévie au centre et trouve le poteau de Coupet. Le portier est perdu sur sa ligne et voit Raul débouler à toute allure. Le capitaine madrilène reprend à trois mètres et le gardien de l'équipe de France s'interpose (23e). Vanderlei Luxemburgo a compris. Ce n'est pas la soirée du Real.
Le deuxième but lyonnais en est la preuve. A trente mètres, Juninho frappe en force. Son tir est d'une grande limpidité et va se loger dans le coin droit d'un Casillas bien malheureux (2-0, 26e). Comme samedi face à Vigo (2-3), le Real prend l'eau et se noie définitivement à la demi-heure de jeu sur une combinaison Réveillère-Wiltord magnifique. A la réception d'un centre en retrait du latéral droit, l'ancien Gunner ne laisse pas passer l'occasion d'alourdir la marque (3-0, 31e). Gerland chavire et est proche de l'extase lorsque Juninho s'avance pour frapper le penalty du 4-0. Mais Iker Casillas sort le grand jeu (42e).
"Il faut prendre conscience qu'on a un grand club en France. Le score ne reflète pas forcément la différence entre les deux équipes... Mais, cela fait du bien de faire de belles performances comme celles-là. On a fait un super match, on a suivi les consignes à la lettre. On a des capacités. Les Roberto Carlos et Beckham on les a avec Juninho. On a Carew... Nous aussi on a des bons Brésiliens. Il ne faut pas faire des comparaisons avec le Real. On respecte énormément ces joueurs. Cela doit être dur pour eux de jouer toujours contre des équipes qui sont surmotivées quand elles jouent contre le Real."