mary pierce
Et maintenant, la finale![]() De retour à Paris, Mary Pierce, finaliste à l'US Open, s'apprête à disputer la finale de Fed Cup avec l'équipe de France, dès samedi. La meilleure joueuse tricolore du moment, rejoint ses compatriotes Mauresmo, Dechy et Razzano, pour affronter Dementieva et l'équipe russe, tenante du titre. |
FED CUP - Finale France-Russie
Le capitaine Georges Goven, qui a suivi avec attention son parcours à Flushing Meadows, avait déclaré avant la finale : "Elle joue très, très bien depuis la dernière Fed Cup. Elle a perdu hier (en demi-finale) son premier set depuis le mois de juillet ! Cela a une très bonne incidence sur le climat et la confiance du groupe. Maintenant, on va être un peu suspendu à son état de forme quand elle va arriver à Paris." Comme les rugbymen
En attendant de voir comment le corps de Mary va répondre à l'entraînement, elle devra avant tout se concentrer sur le décalage horaire. Il y a six heures de différence entre New York et Paris et elle n'a que trois jours devant elle pour reprendre un cycle de sommeil parisien. Une méthode a déjà fait ses preuves : celles des joueurs de rugby habitués à forcer le barrage des fuseaux horaires en force lors de leurs tournées aux Antipodes. "Il s'agit d'une technique d'exposition à la lumière qui consiste à imposer des heures de réveil" a expliqué un des deux kinés de l'équipe, Alain Nedelec à L'Equipe. En deux jours, Goven et ses protégées devront résoudre l'équation ré-acclimatation (physique et technique sur terre battue) et ressouder le groupe qui avait tenu tête aux Russes, l'an dernier en finale à Moscou, sans Amélie Mauresmo ni Mary Pierce. |

Mary Pierce enchaîne finale sur finale. Après San Diego, l'US Open voici désormais la dernière marche de la Fed Cup qui se présente à elle. Débarquée à Paris mardi matin, après avoir été retenue à New York par des obligations envers la WTA lundi, la Française est attendue par l'ensemble du groupe France. Tatiano Golovin, décevante aux Etats-Unis n'a pas hésité à se dire impressionnée par son aînée : "Cela nous inspire, nous donne le moral. Elle nous montre qu'en bossant très dur, on peut réussir des choses incroyables. " Nathalie Dechy, avec qui elle avait eu un petit accrochage verbal pendant un match à San Diego, a précisé que ce n'était pas grand chose, qu'elles sont toujours "très bonnes copines". "J'ai hâte qu'elle arrive", assurait-elle.
Aller loin en Grand Chelem, c'est gratifiant, cela crée "une saine émulation" ajoute Nathalie Dechy, mais cela peut poser des problèmes de récuparation : "C'est bien sûr à double tranchant, explique Georges Goven, car on peut imaginer que Mary sera un peu émoussée. Mais c'était déjà la même chose à Wimbledon, puisque Amélie était en finale du double dames et Mary en finale du double mixte. Même s'il s'agissait d'épreuves un peu moins importantes que le simple, elles y avaient laissé du jus. C'est le calendrier qui veut ça. Il faut faire avec, tout simplement. "