sébastien grosjean

Publié le par guerin

Du ski au tennis
Né à Marseille, Sébastien déménage à Ancelle à l’âge de deux ans, une petite station située à dix kilomètres de Gap. C’est là qu’il découvre, non pas le tennis, mais le ski. " A la montagne, c’est difficile d’y échapper. Tout le monde débute par le ski. " A cinq ans, nouveau déménagement pour la famille Grosjean. Direction Pra-Loup. Sébastien n’abandonne pas le ski, qu’il continue à pratiquer en club jusqu’à onze ans. Mais entre temps, il découvre le tennis. " On avait un court de tennis juste en face de chez nous et j’allais souvent jouer dessus avec des copains. Sans ça, je suivais des cours à l’école de tennis du coin. Ils avaient un court couvert et j’y jouais une heure par semaine. "

 La filière sport-études

Très vite, le tennis prend le dessus. " Dès l’âge de sept, huit ans, j’étais dans les meilleurs poussins de la région. Je commençais tout juste à m’inscrire à des tournois et ça marchait pas trop mal. " Grâce à ses performances, il est repéré par le responsable du département et obtient une petite bourse. Il parcourt la région, allant de tournois en tournois. A douze ans, il effectue le grand saut et entre en sport-études à Boulouris. " J’avais envie d’y aller et de continuer le tennis. Ca me plaisait énormément mais je voyais encore ça comme un loisir. " La première année est une phase d’adaptation. " On avait un emploi du temps chargé. Ecole le matin, tennis l’après-midi suivi d’un entraînement physique. Je suis passé de deux entraînements par semaine à jouer au tennis tous les jours. " En tout cas, il ne garde que des bons souvenirs de cette époque. " L’ambiance était vraiment très bonne dans l’établissement. Le week-end, je voyais mes parents. J’allais aussi souvent chez ma grand-mère qui habitait à Aix-en-Provence. Ce n’était qu’à une heure et demi de Boullory. "


 Leconte, Forget, Noah, la Coupe Davis...

En 1991, Sébastien entame sa deuxième année de sport-études. Comme toute la France, il suit du haut de ses treize ans les exploits de la bande à Noah en Coupe Davis, avec la fameuse finale à Lyon contre les américains. " Je me souviens très bien du match d’Henri Leconte face à Pete Sampras. C’était formidable. Puis, il y a la rencontre de Guy Forget qui donne le point décisif à la France. " Cet exploit donne des idées à Sébastien : il veut devenir un joueur professionnel. Au bout de deux ans, il quitte Boullory. Il est alors classé deuxième de sa catégorie d’âge et part à l’INSEP pendant un an. " J’y suis allé à reculons. C’était un gros changement et ça ne s’est pas très bien passé. Je venais de Provence et il fallait que je m’adapte à Paris. Hélas, je me suis blessé durant l’hiver et au final, ils m’ont viré. C’était plus pour une raison de taille qu’un problème de résultats. "
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Publié dans lilig02

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