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Tennis Indian Wells Masters
La nouvelle vague du tennis mondial a déferlé les rives californiennes. Rafael Nadal, Novak Djokovic, finalistes tous deux du premier Masters Series de la saison, et Andrew Murray ont accaparé la dernier carré d'Indian Wells... à l'exception de Richard Gasquet. Le n°1 français a été le grand absent, tombé face à Andy Roddick en huitième de finale.
S'il est vrai que l'obstacle américain n'est pas simple à passer, Richard Gasquet n'a pas fait honneur à son statut de grand espoir, comme a pu le faire Rafael Nadal en demi-finale, impérial face à Roddick. Ou encore Novak Djokovic, face à David Ferrer en quart de finale, et Andy Murray face à un très bon Tommy Haas.
Gasquet en "petit garçon"
Le jeu du Français a eu du mal à évoluer, au contraire d'un Rafael Nadal qui a su se mettre de plus en plus à l'aise dans la compétition. Manque de mental ? Manque de physique ? Un peu des deux ? Il est sans doute temps de se poser les bonnes questions sur les carences du Français, incapable de tenir la route face aux gros calibres du circuit ATP.
Mais lui-même semble avoir les esprits clairs : "Je joue bien jusqu'à 6-6 mais je négocie mal le jeu décisif. Je me mets la pression. Je le vois fort et moi, je me sens moins fort que lui. Il bombe le torse. Et il prend l'ascendant. Il m'impressionne. C'est le seul, avec Federer évidemment." Federer justement, c'est le n°1 mondial qui avait sorti le Français l'an passé à Indian Wells. Et à l'image du maître des lieux, triple tenant du titre déchu dès son premier match, Gasquet a manqué de poigne.
Pas encore de victoire référence
Et le mal semble profond. "En perdant ce jeu décisif, je "prends un coup", poursuit Gasquet. C'est la différence entre le N.3 mondial et moi. Je fais trop "petit garçon". Sans biceps à la Nadal, le physique de Djokovic ou la hargne d'un Murray, le Français semble peu armé pour rivaliser avec les meilleurs au cours de la saison, tant physiquement que mentalement.
Il lui manque un match référence pour que le Français prenne confiance en lui, comme la saison passée avec sa victoire sur l'"impressionnant Federer" en quart de finale de Monte Carlo qui remonte maintenant à... 2005. Vainqueur de James Blake, n°6 mondial, au MS du Canada en 2006, ainsi que d'Andy Murray dans ce même tournoi, le protégé d'Eric Deblicker sait qu'il a les armes pour franchir ce pallier qui lui semble inaccessible. Reste à lui dire où les trouver...