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Tennis Open d'Australie
Après un premier set accroché, Fabrice Santoro n'est pas parvenu à faire déjouer Nikolay Davydenko qui s'impose en trois sets pour rallier le 4e tour de l'Open d'Australie. Le sang-froid du Russe a eu raison de la résistance du Français, qui restait sur un quart de finale à Melbourne.
OPEN D'AUSTRALIE - 3e tour messieurs
Nikolay Davydenko (RUS, 3) bat Fabrice Santoro (FRA) 7-6, 6-2, 6-2
Prochain adversaire: Berdych ou Tursunov.
Nikolay Davydenko a retrouvé le sourire. Avare de toute émotion en règle générale, le Russe avait clairement un air de soulagement à la fin de sa rencontre face à Fabrice Santoro. Car le 3e joueur mondial n'a mis que deux heures pour venir à bout du Français qui aura une nouvelle fois donné tout ce qu'il avait... même si cela ne fut pas suffisant.
Il a pourtant fallu une heure de jeu pour voir le Russe prendre la mesure du Français lors du premier set. Abonné à l'imprécision, Davydenko ne parvenait pas à prendre Santoro de vitesse. Mieux, il était poussé à la faute (38 sur l'ensemble de la rencontre, dont 21 lors du premier set). Un brin d'énervement qui a failli lui coûter le set. Breaké au 7e jeu, il parvenait à revenir immédiatement à hauteur, avant de faire la différence au jeu décisif remporté 7 points à 1.
"Je continuais une demi-heure de plus, je terminais aux urgences"
Les raisons de cette réussite résident dans sa renaissance au service, et surtout beaucoup moins d'erreurs à l'échange qu'en début de partie. Deux éléments qui permettent à Davydenko de faire la différence, Santoro courant en vain derrière toutes les balles. S'il a fallu une heure de jeu pour conclure le premier set, une heure et deux sets plus tard, l'affaire était réglée. Vainqueur du Français pour la quatrième fois en autant de confrontations, le Russe se qualifie pour le 4e tour de Melbourne pour la 3e fois de suite.
Mais Santoro n'a de regret: "C'est une défaite en trois sets, mais c'est mon meilleur match du tournoi ! J'ai donné le maximum, j'étais bien physiquement. Mais c'est une machine. C'est le seul joueur à me poser autant de problèmes. Contre Federer au moins je sais quoi faire. Contre Davydenko, je ne sais pas comment m'y prendre. Je préfère jouer Nadal ! Je me sens impuissant. Il renvoie tout, vite et bien, il a une vitesse d'exécution extraordinaire."
Et de continuer: "Comme je ne peux pas faire service-volée contre lui -il va me transpercer systématiquement- j'avais une autre tactique: jouer au centre. Ça a marché, je l'ai breaké comme ça (au premier set). Mais si je continuais une demi-heure de plus, je terminais aux urgences ! Car lui il fait droite-gauche, droite-gauche.... il est inépuisable. Il est remarquable, il ne fait pas grand chose pour être reconnu, mais il est bien le N.3 mondial."