tennis (les française)

Tennis Les Français(es)
Avec six joueuses parmi les 50 meilleures mondiales, dix parmi les 100, le bilan du tennis tricolore féminin est largement favorable à l'issue de la saison 2006 d'autant plus que de jeunes espoirs telles Youlia Fedossova ou Alizé Cornet pointent régulièrement le bout de leur raquette.
Mais alors qu'Amélie Mauresmo décrochait deux titres du Grand Chelem, que Marion Bartoli intégrait le Top 20 avec trois trophées en poche et que Séverine Brémond s'invitait au bal des quarts de finale à Wimbledon, deux des cadres de l'équipe de France de Fed Cup ont vécu une année aux allures de chemin de croix.
Dechy ne s'en sort pas
Forte d'une saison 2005 exceptionnelle, marquée notamment par une qualification en demi-finale de l'Open d'Australie, Nathalie Dechy s'est forgé un mental à la hauteur de son talent.
Désormais sans complexe face aux meilleures, l'ancienne protégée de Georges Goven, 11e mondiale au mois de janvier, abordait 2006 avec ambition mais dès les premiers coups de raquette, son année prenait une mauvaise tournure : blessure au genou gauche, séparation avec Sven Groeneveld... Deux événements qui perturbaient sa préparation et la plongeaient immédiatement dans une spirale négative.
Obligée de s'aligner dans les meilleurs tournois pour défendre les points chèrement acquis la saison passée, la Française, en manque de préparation, subissait de plein fouet une avalanche de défaites qui fragilisait sa mince confiance. Incapable de remporter plus de quatre matches avant Roland Garros, Dechy plongeait dans un engrenage terrible que seul un sacre en double en Grand Chelem venait un temps égayer.
Malgré tout, le constat est sévère : 16 victoires pour 27 défaites, incapacité à passer le cap du 3e tour en tournoi, chute au classement WTA... "Une année difficile, reconnaît le capitaine de Fed Cup qui met notamment le doigt sur le physique pour expliquer les difficultés actuelles. Elle a souvent calé physiquement dans des matches qu'elle maîtrisait pourtant largement. Sa blessure hivernale ne l'a certainement pas aidée".
Le stage national à l'Alpe d'Huez en compagnie de certaines membres de l'équipe de Fed Cup pourrait l'aider à combler son retard et à retrouver les sensations de 2005.
Pierce, un genou à terre
Finale à Roland-Garros, à l'US Open et au Masters, 4 défaites au cours des 6 derniers mois de la saison&hellip Après plusieurs années perturbées par les blessures et des soucis personnels, Mary Pierce a vécu une véritable résurrection au cours de la saison 2005. La place de numéro un mondiale était à portée de raquette en début 2006 mais alors que le Graal, tant espéré, lui tendait les bras, tout s'est écroulé.
Sa saison n'a été qu'une litanie de blessures et elle a passé plus de temps à l'infirmerie que sur les courts. "Elle démarre l'année avec un problème au pied, suivi d'un souci aux adducteurs. Elle a malgré tout fait les efforts nécessaires pour pouvoir jouer en fin de saison mais a accumulé les petits pépins physiques avant de vivre un véritable drame".
Une rupture des ligaments croisée du genou qui remet en cause la suite même de sa carrière. Georges Goven reconnaît l'ampleur de la tâche qui l'attend. "Sincèrement, ça va être difficile. Elle va avoir besoin de temps pour cicatriser, pour guérir, pour se rééduquer avant de retrouver le chemin des courts. Au mieux, elle pourra faire une demi-saison 2007".
Malgré tout, à bientôt 32 ans, Mary Pierce ne semble pas avoir fait une croix définitive sur ses dernières ambitions. " Elle est hyper-optimiste et volontaire pour continuer. Elle avait décidé de jouer jusqu'au JO 2008 et ne semble pas avoir changé d'objectif&" . Début de réponse dans quelques mois.