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Publié le par lili

Clément : "Plus fort"
 

Tennis ATP Lyon

Clément: "Je me sens plus fort"

Avant d'entrer en lice à Lyon pour son avant-dernier tournoi de la saison, Arnaud Clément tire un bilan positif de ses douze derniers mois. Après une année 2005 délicate, il a accroché deux nouveaux titres à son palmarès, à Marseille et à Washington. L’heure de la retraite est loin d’avoir sonné.

Après une fin d'année 2004 et une saison 2005 qui vous avaient vu retomber au-delà la 100e place mondiale, vous avez su rebondir. Un an après, comment expliquez-vous cette période difficile ?

A.C. : Cette descente s'est faite de façon progressive et était due à plusieurs facteurs. Un moment donné, j'ai pris moins de plaisir sur le court, j'ai fait preuve de moins de motivation et à force d'accumuler les mauvais résultats, j'ai perdu confiance en moi et en mon jeu. Tous ces éléments liés ont fait que, petit à petit, sans m'en rendre véritablement compte, je me suis enfoncé au classement.

Comment avez-vous vécu cette situation ?

A.C. : Ce n'était pas évident. C'était la première fois de ma carrière que je vivais une telle chute puisqu'après avoir été parmi les 40 premiers pendant plusieurs années, je suis redescendu un moment au-delà de 140e place. Il a fallu se reconstruire, remonter petit à petit la pente en prenant part aux tournois Challenger et en participant aux qualifications, chose nouvelle pour moi. Le retour au premier plan ne se fait pas du jour au lendemain. Le doute s'insinue. On se demande si on va être capable de réintégrer le Top 100, le Top 50 mais de belles victoires au cours de l'été 2005 m'ont permis de repartir de l'avant.

Avec deux titres au compteur à Marseille et Washington, des victoires notables face à Nadal, Safin et Hewitt, votre saison 2006 est d'ores et déjà réussie, je suppose ?

A.C. : C'est étonnant parce que mes deux titres ont été décrochés dans des périodes délicates. Mis à part ces deux succès, il faut reconnaître que ma saison n'a pas été très régulière mais remporter deux trophées passe au-dessus de tout d'autant plus que je me suis imposé à Marseille, chez moi, devant mes amis et ma famille.

La saison 2006 n'est cependant pas encore achevée avec notamment le tournoi de Lyon et le Masters Series de Bercy en point de mire. Quels sont vos objectifs pour cette fin d'année ?

A.C. : Effectivement, la fin de saison est proche mais il reste deux rendez-vous très importants à mes yeux. Lyon est un tournoi à part pour moi puisque c'est le premier que j'ai remporté et je m'y sens toujours bien. Je vais donc prendre une semaine pour m'entraîner avant d'enchaîner Lyon et Bercy. Je ne me suis pas fixé d'objectifs précis si ce n'est de bien me préparer, de me faire plaisir et de jouer juste en prenant la balle tôt et en avançant.

Quels sont les points de votre jeu qui sont encore perfectibles et que vous devez encore améliorer ?

A.C. : Tout reste toujours perfectible. Mon premier objectif sera de maintenir le cap, ce qui n'est pas chose aisée. Il faut que je garde cette bonne attitude, c'est-à-dire aller de l'avant, ne pas reculer, prendre la balle tôt. Il faut que je continue à appuyer dans ce sens.

A 29 ans, songez-vous déjà à la retraite ?

A.C. : Il est normal d'y penser, mais Fabrice Santoro est un bel exemple de longévité. Avec l'âge, on baisse physiquement et on prend alors moins de plaisir. En ce qui me concerne, en ce moment, c'est l'inverse. Je me trouve peut-être même plus fort qu'il y a quelques années. J'ai conscience qu'il ne me reste pas dix ans sur le circuit. Mais je ne me sens pas du tout en préretraite.

Avec 9 représentants parmi les 60 premiers, le tennis français se porte bien. Que manque-t-il encore à des joueurs comme Richard Gasquet et Gaël Monfils pour viser plus haut ?

A.C. : Il ne leur manque pas grand chose en fait. Gaël peut certainement progresser techniquement et au filet alors que Richard doit surtout travailler physiquement pour éviter d'être blessé si régulièrement. Il n'a pas encore fait une seule saison complète mais a déjà actuellement le niveau pour évoluer dans le Top 10. Dès la saison prochaine, je pense qu'ils peuvent tous les deux s'approcher des meilleurs et faire des gros coups en Grand Chelem même s'il leur manque encore un peu de constance. Ils sont jeunes mais vont apprendre très vite...

Roger Federer et Rafael Nadal peuvent-ils être bousculés en tête de la hiérarchie mondiale ?

A.C. : Je pense que personne ne peut bousculer Federer. Il est en démonstration permanente et évolue plusieurs crans au-dessus de tout le monde. Par contre, je crois que plusieurs joueurs vont venir titiller Rafael Nadal, notamment la nouvelle génération menée par Djokovic, Baghdatis, Gaël ou Richard.

Pensez-vous que la plupart des joueurs fait un complexe face à Roger Federer ?

A.C. : C'est possible parfois, mais même si tous les joueurs ont conscience l'ampleur de la tâche qui les attend, ils ne doivent pas oublier que souvent, en début de tournoi, Roger Federer connaît des difficultés lors des premiers tours. Même sur gazon, à Halle, Olivier Rochus avait réussi à obtenir une balle de match. Je pense qu'il va encore largement dominer le tennis mondial mais va plus souvent connaître la défaite.

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Publié dans lilig02

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