tennis

Publié le par guerin

30/05/05 )

Il n'y a plus de Français dans le tableau masculin. (AFP / Ch. Simon)
Grosjean : "J'y ai cru vraiment tout le match"
Après sa défaite face à Nadal, Grosjean est revenu en longueur sur son match, joué en deux temps, et notamment sur la bronca du public à cause d'une décision litigieuse de l'arbitre de chaise. Son adversaire du jour parle lui de "bêtise", mais pense avant tout à la suite de la compétition. Les deux finalistes de l'an dernier, Gaudio (tenant du titre) et Coria sont également revenus sur leur déconvenue. Tour d'horizon, alors que Sharapova et Hénin-Hardenne sont heureuses d'être en quarts.
 


Sébastien Grosjean (FRA/N.23, battu par l'Espagnol Rafael Nadal/N.4) : "J'ai quelques regrets, j'ai quelques occasions au début du quatrième set. Je croyais en mes chances, j'essayais d'être agressif, d'éviter son coup droit. Ce n'était pas évident avec ce temps frais, le vent et des conditions lourdes qui l'avantageaient car il est plus costaud que moi, sa balle gicle plus. Le vent m'a gêné plus que lui car sa balle tourne davantage que la mienne. J'ai également raté plus de balles faciles qu'hier, surtout en coup droit. J'ai raté quelques petites balles qui m'ont enlevé de la confiance. Lui est impressionnant. Il aime agresser son adversaire. C'est un +matcheur+, il adore la compétition, les grands moments. C'est le favori du tournoi avec Federer. Sur l'arrêt de jeu (dimanche), c'était bizarre. J'ai juste demandé à l'arbitre de descendre de sa chaise. Après, je n'ai rien dit. Le public a pensé que l'arbitre devait le faire. Il était derrière moi, m'a poussé le jour de mon anniversaire, c'était difficile de calmer la foule qui a pris en grippe l'arbitre, difficile aussi de reprendre après. Je tire un bilan positif de mon tournoi. J'ai remporté trois bonnes victoires et offert une belle résistance contre un des favoris. C'est encourageant pour la suite. J'ai pris du plaisir sur le terrain. Physiquement j'ai bien tenu, même contre Nadal j'étais plutôt bien. Je suis également satisfait de mon attitude sur le court. Il faut que je continue dans cette voie là."

Rafael Nadal (ESP/N.4, vainqueur du Français Sébastien Grosjean/N.23, Photo AFP) : "Je ne crois pas que le public ait vraiment fait ce qui convient sur un court de tennis. Peut-être est-ce parce que il n'avait pas eu l'occasion (de se manifester) lors du match contre Gasquet, alors il a explosé. Il a explosé sans raison et il faut bien le dire sans la moindre éducation. Tout ça a été provoqué par un incident sans importance. L'arbitre a fait ce qu'il fallait. Grosjean a protesté un peu. Le public a commencé à siffler. Je pense que le superviseur aurait dû nous ramener aux vestiaires en attendant que tout ça se termine. Attendre dix minutes comme ça sur le court, je n'ai jamais vu ça. C'est vrai que ça m'a un peu déconcentré. Ca m'a un peu agacé contre moi-même, parce qu'il fallait simplement oublier ça et rester concentrer. Mais bon, ce n'était pas si facile que ça. Avant ça, je contrôlais assez bien la partie. Hier, le court était beaucoup plus lent. Ca le favorisait. Aujourd'hui, j'ai pu donner plus d'effets à mes balles."


David Ferrer (ESP/N.20, vainqueur de l'Argentin Gaston Gaudio) : "Le final a été bizarre (il était mené 4 à 0 dans le cinquième set). J'avais deux breaks de retard, mais c'était très disputé, il y avait eu beaucoup de breaks et je savais que je pouvais remonter. C'est le tennis, il peut se passer beaucoup de choses. On allait souvent aux avantages. Ce fut un des matches les plus durs de ma vie. Avec autant d'échanges longs, il y a toujours de la tension. C'est peut-être le meilleur résultat de ma vie. Paris, c'est spécial pour les Espagnols. Je suis très fatigué évidemment. Je ne m'attendais pas à ce début de saison et à tout ce qui m'arrive. Pourtant, je n'ai rien changé de spécial. C'est peut-être dans la tête. On mûrit chaque année. Avec mon style de jeu, la forme physique est fondamentale. A Rome contre Nadal, ça a été très disputé. Il traverse un très bon moment. Aujourd'hui, je ne m'attendais pas à gagner et pourtant je l'ai fait. Alors pourquoi pas mercredi."

Gaston Gaudio (ARG/N.5, battu par l'Espagnol David Ferrer) : "A 4-3 dans le cinquième set, j'ai eu plusieurs occasions de mener 5-3. Après ça, je suis sorti du match. Perdre est toujours décevant, mais comme ça c'est encore pire (il a mené 4 à 0 dans la dernière manche). Ca a été un match changeant, équilibré et très dur, comme je l'attendais. Je le voyais venir (la défaite), car depuis le début du tournoi, je ne jouais pas vraiment bien. Je me sentais baucoup mieux, tennistiquement et dans la tête, l'année dernière."

Guillermo Coria (ARG/N.8, battu par le Russe Nikolay Davydenko, Photo AFP) : "J'ai perdu contre un grand joueur. Je suis triste, mais quand on perd contre quelqu'un qui joue bien, il est difficile de se sentir très mal. Je n'ai peut-être pas joué mon meilleur tennis, mais je suis tombé sur un joueur qui ne m'a laissé aucune chance. Je savais que ça allait être très dur. J'ai perdu beaucoup de temps à cause de ma blessure à l'épaule (fin 2004). Maintenant, je vais penser à la saison sur herbe en essayant de gagner ma place pour la Coupe Davis (l'Argentine affronte l'Australie sur gazon en juillet). Il s'agit d'un défi difficile. Je crois que je peux bien m'adapter à cette surface. Ensuite, j'essaierai de me qualifier pour le Masters. Je me sentais très bien physiquement, mais il me manquait un peu de tennis."

Mariano Puerta (ARG, vainqueur de son compatriote Jose Acasuso) : "J'étais plus facile que je ne le pensais. Lui a connu un jour sans. Je ne lui ai laissé aucune opportunité de rentrer dans le match. J'ai fait très peu de fautes. A ce niveau, il suffit qu'un des deux joueurs soit un peu en-dessous pour donner un tel écart à l'arrivée. Je n'arrive pas à y croire, c'est mon premier quart de finale de Grand Chelem. Je savoure après tout ce que j'ai traversé (suspension pour dopage, blessures). Avec Willy (Guillermo Canas), on va faire en sorte qu'un Argentin aille au bout."


Maria Sharapova (RUS/N.2, vainqueur de l'Espagnole Nuria Llagostera Vives, Photo AFP) : "Ce n'est jamais facile de devoir revenir le lendemain pour finir un match. Mais j'ai bien dormi, n'y ai pas trop pensé hier (dimanche) soir. Je l'ai abordé comme si c'était un nouveau match en fait. Je me sens de mieux en mieux dans ce tournoi. Mon quart de finale sera évidemment difficile et dépendra beaucoup des conditions. Si elles sont lourdes, les échanges seront plus longs, les balles plus lourdes. Je devrai certainement être plus patiente. Je me sens physiquement prête pour cela, mais c'est sur le plan mental qu'il faudra que je m'adapte. C'est vrai que l'exemple de Lindsay (Davenport) m'inspire. Comme moi, ce n'est pas une spécialiste de terre battue et elle a battu Kim Clijsters qui était pourtant la grand favorite dans ce match. Le tout en jouant tout simplement son jeu. J'aime la terre battue, j'adore glisser dessus, c'est plutôt marrant. Et c'est surtout une surface qui rend le jeu tellement plus intéressant."

Justine Henin-Hardenne (BEL/N.10, victorieuse de la Russe Svetlana Kuznetsova/N.6) : "Me retrouver en quarts de finale à Roland-Garros est une grande émotion après tout ce que j'ai vécu. Je n'ai pas joué mon meilleur tennis. Les conditions météo étaient très difficiles. Il y avait beaucoup de vent qui, en plus, ne venait jamais du même côté. J'ai également ce problème physique (bas du dos) depuis des semaines, j'ai un peu de mal à me déplacer. Mais j'estime que j'ai franchi un nouveau cap aujourd'hui en sauvant ces (deux) balles de match. J'ai su rester calme, alors que j'avais beaucoup de raisons de m'énerver. C'est mon plus grand mérite et il ne faut pas me le retirer. Après j'étais comme apaisée, persuadée que plus rien ne pouvait m'arriver. Les nerfs ont joué un grand rôle dans ce match. Cela fait une grande différence. Celui qui arrive à contrôler ses émotions gagne. En tennis, la chance n'existe pas vraiment. C'est très important de remporter ce genre de match. Je me sens très bien sur les points importants, je joue les coups qu'il faut à ce moment-là. Aujourd'hui, j'ai également senti qu'elle était nerveuse. C'est très important de voir comment est l'autre, de décrypter son langage du corps. Tout est possible dans le tennis, c'est un peu l'histoire de ma vie. Kuznetsova était très difficile à jouer car elle a sans doute la balle la plus lourde du circuit. Elle fait très très mal sur terre battue. Selon moi, elle pouvait gagner le tournoi et je suis très content de l'avoir battue. Contre Sharapova (en quarts de finale) ce sera un match complètement différent. Elle joue plus vite, prend la balle plus tôt mais avec moins d'effet. J'ai fait un match très solide contre elle à Berlin (victoire 6-2, 6-4 en mai). Sur terre battue, c'est sans doute plus facile pour moi de la battre car je peux la faire courir. Mais elle est sûrement plus reposée que moi. Il faut que je récupère surtout mentalement. Mais j'ai envie de fêter mon anniversaire ici à Paris (23 ans mercredi)."

Ana Ivanovic (SEM/N.29, vainqueur de l'Italienne Francesca Schiavone/N.22) : "Je voulais tellement gagner ce match. J'ai essayé de faire abstraction de la pression, notamment sur les points importants. Il faut savoir rester calme. Cela permet de voir d'observer le placement de son adversaire et de réfléchir à ses trajectoires de balle."
Publicité

Publié dans lilig02

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article