moby

Publié le par guerin

Moby bio complète
MOBY



Le saviez-vous? NE LE 11 SEPTEMBRE 1965 à Harlem, dans la ville de New York. Nom à l'état civil : Richard Melville Hall. Surnom dès la naissance : 'Moby', du fait que l'un des ancêtres était Herman Melville. Vit à New York dans un appartement en entresol avec James Hall, Elizabeth Hall et trois rats de labo, un chien nommé Jamie et un chat.
EN 1967 James Hall tué dans un accident de voiture.
EN 1967 déménagement avec Elizabeth (maman) pour s'installer à Danbury, Connecticut, dans un appartement situé dans une étrange bâtisse, du côté de la prison de Danbury.
EN 1968, tombe pour la première fois amoureux d'une chanson, 'Proud Mary' de CCR. Refus de quitter la voiture quand la chanson susnommée passait sur l'autoradio pourri de la Plymouth déglinguée.
ETE 1969. Déménagement, destination San Francisco pour l'été de l'amour. Vague souvenir d'avoir rencontré John Wayne.
AUTOMNE 1969, déménagement pour Darien, Connecticut, une grande maison en banlieue avec grands-parents, Myron Warner et Jeanette McBride Warner. Ecole Primaire de Royle de 1970 à 1975. Fait étrange : meilleur ami en 1973 était Robert Downey Jr. Les parents avaient coutume de fumer de l'herbe ensemble, ne l'ai pas revu depuis.
EN 1975 emménagement à Stratford, Connecticut, dans une maison hantée peuplée de hippies.
EN 1977, retour à Darien, Connecticut.
EN 1978, premières leçons de guitares avec une jolie banlieusarde qui était amoureuse de James Taylor.
EN 1978, première chanson jouée à la guitare, 'Crocodile Rock'. Déception, la jolie prof de guitare n'était pas amoureuse de moi… oups, de Moby. Navré, essaye de maintenir objectivité.
EN 1979, premier groupe. On connaissait 2 chansons. 'Money' de Pink Floyd et 'Birthday' des Beatles.
EN 1980, premier groupe new wave / punk qui s'appellera 'The Banned', puis 'Uxb' puis 'DDL et finalement 'Vatican Commandos'. On a commencé à faire des reprises de Clash et des Sex Pistols, avant d'écrire nos propres chansonnettes punk, telles que 'Housewives on Valium' (ménagères sous valium) et 'Wonder Bread' (pain merveilleux).
EN 1982, début d'un groupe new wave plus sombre du nom de AWOL.
EN 1981, histoire de perturber un petit peu la chronologie, me rends au Mudd Club, première boîte de nuit de New York, pour voir 'Fear'… ce fut sublime.
EN 1983, sortie du premier disque 'Hit Squad for God', avec les 'Vatican Commandos'.
EN 1983 aussi, acquisition mon premier 4-pistes. C'était un magnéto cassette Tascam de couleur marron que j'ai installé au sous-sol chez ma mère. C'est alors que je me suis rendu compte que je pouvais achever des chansons tout seul, sans avoir à dépendre d'autres musiciens.
EN 1984, sortie d'un deuxième disque 'AWOL' de AWOL. Oups, baccalauréat à Darien en 1983, commence à fréquenter l'Université du Connecticut, mais cela n'a pas duré longtemps. Laisse tomber la fac en 1984.
EN 1984, ce sont mes débuts en tant que DJ au Beat, à Port Chester, dans l'Etat de New York. Mes premières expériences en tant que DJ consistaient à passer des disques à 3 heures du matin, en milieu de semaine, pour 4 ou 5 ivrognes dans le coltar. Ah, que de souvenirs… Continue à vivre à Darien, dans le Connecticut, jusqu'à 1985. Emménage à Greenwich, dans le Connecticut en 1986. Ai habité juste à côté de la maman de George Bush. Très étrange.
Ai vécu dans les bois, dans une sorte de gare désaffectée qu'un ami à moi squattait plus ou moins. Emménagement à Stamford, Connecticut, en 1988. Ai vécu dans une usine à moitié abandonnée sans eau courante dans l'espace qui m'était alloué. C'était interdit d'y habiter, mais j'ai adoré. Il y avait des cafards gros comme des chihuahuas. On les entendait cavaler. Ils étaient repoussants. Mais j'ai adoré habiter dans cette vieille usine à moitié à l'abandon.
EN 1987, ai commencé à faire écouter mes cassettes à New York dans l'idée de décrocher un contrat discographique. Deux années d'un labeur qui n'a pas du tout porté ses fruits; ai été jeté par tous les labels auxquels je me suis adressé.
EN 1989, une maison de disques New Yorkaise s'intéresse enfin à moi, Instinct Records. Et en 1989 je m'installe à New York dans un appartement particulièrement obscur de la quatorzième rue, à hauteur de la troisième avenue, juste à côté d'un restaurant mexicain qui faisait tout frire à fond et d'un sex shop / bordel ouvert 24 heures sur 24. C'est sûr, New York a changé. Sortie d'un premier single 'Time's Up' sous le nom de Brotherhood. Ce disque a dû se vendre à, je ne sais pas, 8 exemplaires ? Ai commencé à faire le DJ dans des clubs aujourd'hui disparus tels que Mars, le Palladium, MK, Palace de Beauté etc. Premier concert électronique de ma vie en été, au MK.
1990. J'étais en costume. J'avais un trac pas possible. Le deuxième concert électronique de ma vie s'est déroulé au Palladium, à l'automne 1990. 5 000 personnes. Surprise, ça s'est bien passé, même si j'étais mort de trouille.
Sortie du deuxième single 'Mobility' au cours de l'hiver 1990. Environ 2000 disques vendus. J'étais fou de joie. Vraiment. Je m'attendais à faire le même score qu'avec le single de Brotherhood, alors pour moi, vendre plus de 100 disques fut un grand succès. Sortie d'un troisième single 'Voodoo Child' au début de l'hiver 1991. A peu près 4000 disques vendus, et je l'ai même entendu en boîte de nuit. La vie était belle. Sortie du 4ième single 'Go' au printemps 1991. J'espérais atteindre les 4 000 ventes. Aujourd'hui on en est à un million d'exemplaires, et il a même été repéré par le magazine Rolling Stones comme étant l'un des meilleurs disques de tous les temps. Imaginez ma surprise. Et c'est là que les choses ont commencé à devenir un peu dingues. La scène rave commençait à exploser, je sortais des disques qui se vendaient pour de bon et je faisais des allers retours en Europe pour me produire devant des mômes imbibés de Vick's Vapo-Rub, complètement explosés à l'extasy. Inutile de dire que c'était très excitant.
EN 1992 j'ai fait ma première tournée américaine avec les Shamen. Par moment ça a été marrant, mais j'ai souffert de me retrouver loin de chez moi pendant 6 semaines.
EN 1992 j'ai également quitté Instinct pour rejoindre les labels Elektra et Mute.
EN 1993 j'ai fait ma deuxième tournée américaine avec Prodigy et Richie Hawtin (et le plus 8 sound system). Ca a été bien plus marrant et j'ai même tiré mon premier coup en tournée ! Evidemment j'en ai conçu un vif sentiment de culpabilité.
EN 1993 j'ai sorti un single intitulé 'Move' qui est devenu mon troisième single au Top 40 en Angleterre ('Go' s'est classé à la dixième place et un autre single, 'uhf' ? 'Next is E' ? s'est aussi classé dans le Top 40. Tout cela était bien surprenant pour un petit gars du Connecticut comme moi. )
EN 1994, troisième tournée américaine avec Orbital et Aphex Twin. Ce fut une tournée assez triste, car tout le monde me haïssait. Vraiment. Ce qui était dommage, vu que moi je les aimais bien. Enfin bon.
EN 1995, j'ai sorti mon premier véritable album, 'Everything is Wrong' qui fut choisi 'album de l'année' par le magazine Spin. Cette année-là, je suis aussi parti en tournée avec le festival itinérant Lollapalooza et les Red Hot Chili Peppers, et Spin a aussi fait de 'Everytime You Touch Me' son single de l'année 1995. Ce fut une très bonne année. Ensuite, tout s'est assombri.
EN 1996 j'ai commencé à souffrir de crises de panique et je travaillais sur 'Animal Rights', que j'aimais beaucoup, mais que personne d'autre ne sembla apprécier. Après le relatif succès de 'Everything is Wrong', les mauvaises chroniques et les faibles ventes de 'Animal Rights' furent quelque peu déprimantes, n'empêche j'aime encore 'Animal Rights' et je suis ravi que les maisons de disques m'aient laissé le sortir.
Pour couronner le tout, ma mère apprit qu'elle avait un cancer des poumons et finit par en mourir. D'une certaine manière je pense que 'Animal Rights' était ma réaction étrange et douloureuse à sa maladie (quand bien même il fut écrit avant que le diagnostic ne soit prononcé. Je pense qu'à un certain niveau je savais que quelque chose clochait. Il y a même un morceau sur 'Animal Rights' qui s'intitule 'Love Song for My Mom' -chanson d'amour pour ma maman- qui a été écrit et enregistré juste avant que son cancer ne soit diagnostiqué.)
EN 1997 j'ai arrêté les tournées pendant un certain temps et j'ai travaillé sur une musique de film, dont le thème de James Bond, qui est devenu mon 8ème (?) single du Top 40 anglais (N°8 au classement, ce qui m'a fait du bien après la plantade de 'Animal Rights'). Et le saviez-vous, quand je me suis rendu en Grande Bretagne pour donner des interviews à propos de 'Animal Rights' ils n'ont pu trouver que deux journalistes qui ont bien voulu me parler? Ouaip. Voilà pourquoi je refuse de me plaindre quand il m'arrive d'avoir à donner beaucoup d'interviews. L'alternative à beaucoup d'interviews c'est pas d'interview, parce que personne ne s'intéresse à vous, et c'est sinistre. Donc si vous m'entendez un jour me plaindre de la dure vie de musicien itinérant, alors frappez-moi (mais allez-y mollo, je suis petit et je fais vite des ecchymoses).
EN 1997 j'ai sorti 'I Like To Score', un assortiment de musiques de ma composition, apparues dans différents films. Ca s'est plutôt bien passé, comparé à 'Animal Rights', ce qui ne signifie pas grand chose. Et c'est à cette période, je crois, que la plupart des gens ont considéré que j'étais fini, ce dont, heureusement, je n'étais pas conscient à l'époque. Si bien qu'en 1997, j'ai commencé à travailler sur l'album suivant, qui est sorti en
MAI 1999 et s'est finalement appelé 'Play'. Au moment où je faisais 'Play' on a passé plusieurs mois à chercher une nouvelle maison de disques en Amérique (car j'avais quitté Elektra en 1998), mais personne n'était particulièrement intéressé. Heureusement le label V2 aimait bien la musique et a accepté de sortir 'Play'. Au moment de la sortie de 'Play' on avait mis la barre très haut. On espérait vendre 250 000 disques dans le monde entier, alors imaginez notre joie et notre surprise, vu que depuis on en a vendu presque 10 000 000 et environ 3 000 000 de singles. 'Play' fut numéro 1 dans un grand nombre de pays et finit disque de platine dans 25?, 26? pays. Je suis encore assez choqué par cet étonnant résultat. Qu'est-ce que je dis ? Je suis encore complètement sous le choc. Un petit disque bricolé dans la piaule d'un musicien que les gens considéraient comme rincé et bon pour les oubliettes, finit par se vendre à presque 10 millions d'exemplaires ? Je suis sûr que vous comprenez ma surprise face à un tel succès. Et compte tenu du succès étrange qui a mis du temps à se développer, j'ai fini par passer plus de deux années en tournée, ce qui a été génial, parce qu'au début on se produisait dans des petits clubs et qu'à la fin de la tournée on jouait dans des stades… c'est dingue, non ? Notre premier concert à New York après la sortie de 'Play', on l'a donné dans le sous-sol d'un magasin de disques. Notre dernier concert à New York, c'était devant 15 000 personnes. Notre premier concert à Londres après la sortie de 'Play' s'est déroulé devant environ 500 personnes. Le dernier devant 20 000 (en deux soirs). Dingue mais marrant, et exceptionnellement gratifiant compte tenu de la nature surprenante et inattendue du succès. Entre autres petites choses étranges et surprenantes à propos de succès, il y a eu le fait que j'ai été nominé aux Grammy Awards 3 ans de suite, que j'ai remporté un MTV Europe Award et un MTV USA Award, un VH1 Award etc. Oh lala, je me sens bien faraud, à déballer toute cette crânerie éhontée… Donc la tournée 'Play' s'est terminée en février 2001 et je suis rentré à New York pour me mettre à travailler sur l'album suivant qui, tandis que je suis en train d'écrire ceci, est terminé et s'intitule '18.' Je ne tiens pas à paraître trop arrogant, mais je l'adore. Ca m'inquiète de voir à quel point j'adore ce disque, parce qu'habituellement quand je fais un disque, j'ai des sentiments mitigés, alors que là il y a un truc avec ce disque que j'adore vraiment. Enfin bon, peut-être que demain je le réécouterai pour me dire qu'en fait j'ai totalement foiré mon coup, que personne ne l'aimera ni ne l'achètera. Comme je fais mes disques tout seul, j'ai tendance à manquer de recul et d'objectivité, n'empêche pour l'instant j'adore '18' et j'espère sincèrement que vous aussi vous allez l'aimer.

 
 
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Publié dans lilig02

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