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Publié le par guerin

 
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CANNES (AFP) - Cannes devient dimanche le centre de la galaxie avec la présentation, en avant-première mondiale, de "La revanche des Sith", ultime épisode de la saga Star Wars, qui apprendra enfin aux fans comment Anakin Skywalker est devenu Dark Vador, le méchant le plus célèbre de l'histoire du cinéma.

Dark Vador a déjà débarqué sur la Croisette où l'on peut voir de grandes affiches annonçant la sortie imminente de "La revanche des Sith", le 18 mai en France et le 19 dans le reste du monde.

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Entorse à l'avant-première mondiale cannoise, le film a été montré dès jeudi soir dans dix villes américaines, lors de projections au profit d'associations caritatives, destinées notamment à des enfants de milieux défavorisés.

Faute de croiseur intergalactique, c'est sur l'un des plus beaux paquebots de croisière du monde, le "Queen Mary II", que le créateur de Vador, George Lucas, sera reçu dimanche. Gilles Jacob, le président du Festival, lui décernera en petit comité le trophée du Festival, une récompense honorifique.

La sortie de l'épisode III suscite une énorme attente, peut-être davantage encore que les autres. Car "La revanche des Sith", sixième film de la saga entamée en 1977 par Lucas, est le volet central de cette saga intergalactique.

Subtilité déroutante pour les non-initiés, les trois "derniers" épisodes, "La menace fantôme" (1999), "L'attaque des clones" (2002) et "La revanche des Sith", sont en fait les trois premiers dans l'ordre chronologique.

Devant la réticence des studios, Lucas avait démarré la saga par "La guerre des étoiles" (ensuite rebaptisée "Un nouvel espoir") en 1977, quatrième épisode de l'histoire initiale. Le succès phénoménal du film lui a permis de produire "L'Empire contre-attaque" (1980, réalisé par Irvin Kershner) puis "Le retour du Jedi" (1983, Richard Marquand).

Ces films mettaient en scène la lutte entre le jeune Luke Skywalker et Dark Vador (Darth Vader en version originale), redoutable chef de guerre de l'Empire qui règne sur la galaxie et dont Luke apprendra dans "L'Empire contre-attaque" qu'il s'agit de son père, Anakin.

A la fin des années 90, Lucas a décidé de boucler sa saga en tournant les trois premiers épisodes. Ils racontent l'enfance d'Anakin, son ascension dans l'ordre Jedi (moines-soldats armés de sabres laser et guidés par une mystérieuse Force) puis son basculement du "côté obscur" de la Force et sa métamorphose en Dark Vador.

Malgré leur succès au box office, les fans ont été déçus par les épisodes I et II, jugés trop fades, trop "fleur bleue" (la romance entre la reine Amidala, jouée par Natalie Portman, et Anakin, interprété par Hayden Christensen) et éloignés de l'esprit originel. Du coup, les attentes sont énormes pour l'épisode III, que Lucas promet être le plus sombre de la série.

Une série qui a changé la face du cinéma. Le monde a été conquis par l'imaginaire développé par Lucas selon des recettes simples : la lutte du Bien contre le Mal (en 1977, certains voyaient en l'Empire une allégorie du bloc soviétique) et la transposition dans l'espace de ressorts dramatiques millénaires, inspirés de la mythologie ou de la tragédie grecques (l'odyssée des personnages principaux, les nombreux rebondissements familiaux, le contexte oedipien avec le combat entre Skywalker père et fils ou les relations entre maîtres et apprentis Jedi...)

L'industrie du cinéma a également été bouleversée par cette saga, qui a inauguré l'ère des "blockbusters", bien que Lucas, à l'origine un cinéaste expérimental, s'en défende. Au total, la saga a généré des recettes estimées à 3,4 milliards de dollars au box office et 9 milliards pour les produits dérivés, que Lucas a été le premier à développer.

La sortie de "La revanche des Sith" clôt un cycle de près de 30 ans pour Lucas, qui, pour la première fois, s'est payé un luxe "hitchcockien": il fait une apparition dans l'épisode III, dans le rôle d'un certain baron Papanoida.
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Publié dans lilig02

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