 | On a tous besoin de croire, En son destin, à ses rêvesEn soi
Pour Kayliah, le choix est fait depuis toujours. Fille de musicien, rompue aux techniques de studio, elle chante, compose et écrit depuis son plus jeune âge. De toute évidence, Kayliah nest pas une de ces poupées façonnées, de R &Babes qui sont le jouet des producteurs. Adolescente de 17 ans, elle à déjà un album enregistré, dont elle s... On a tous besoin de croire, En son destin, à ses rêves En soi
Pour Kayliah, le choix est fait depuis toujours. Fille de musicien, rompue aux techniques de studio, elle chante, compose et écrit depuis son plus jeune âge. De toute évidence, Kayliah nest pas une de ces poupées façonnées, de R &Babes qui sont le jouet des producteurs. Adolescente de 17 ans, elle à déjà un album enregistré, dont elle signe tous les textes et toutes les musiques. Ses chansons font preuve dune rare maturité et dune vision claire de ce quelle veut partager, mais cest sans doute trop tôt, dautant que le r&b français est à cette époque un vux pieux plutôt quune réalité commerciale. Dès lâge de 18 ans, on la découvre en feat sur le premier album de Wallen, « à force de vivre ». Puis Kayliah devient maman dune petite fille, à laquelle elle se consacre (soleil de ma vie lui est dédié). Plus motivée que jamais elle revient de manière fracassantes : un refrain imparable, un tube en acier chromé, cest Qui est lexemple de Rohff, une locomotive des charts de 2002 dont Kayliah est amplement responsable, avec ce fameux non faut pas déconner
qui reste imprimé dans la mémoire collective. Dans la foulée, elle affronte le rappeur Eloquence pour un Match Nul qui sera le plus gros single extrait de la B.O. de Taxi 3. Avec cette voix, plus soul que r&b, plus femme que gamine sucrée, et cette personnalité, Kayliah est devenue un espoir sûr que courtisent les labels. Hostile, après avoir travaillé avec elle en sortant le « Rohff et Taxi 3, sattache lexclusivité de lauteur compositeur interprète, qui entre temps sest remis au piano pour écrire une ribambelle de nouvelles chansons. Avec un coup de main de pointures comme Medeline, DJ Mouss, Niro ou Street Fabulous, On a tous besoin de croire est un premier album qui fait la différence et montre dentrée quon a affaire ici à une artiste véritable. Loin du r&b formaté et creux quon entend sur les ondes, Kayliah propose une palette riche, avec des up-tempos enlevés comme Belly Dance ou Oh Boy, mais aussi des titres plus caribéens comme les très caliente Gwadloup/Cuba et la quasi-biguine Mamzel Rosa, ou carrément cinématographiques comme le très tendu Bang Bang, qui propose une relecture dramatique du fameux riff de Sheila. Manière de montrer quelle est avant tout une musicienne, une artiste complète, à laise sur des tempos et des atmosphères musicales variées. Kayliah affirme également sa personnalité dans des textes qui sonnent vrais parce quils retranscrivent des expériences vécues. Quelle raconte la joie de la maternité, les pièges des relations avec les hommes, quelle défende le point de vue des filles, ou quelle parle damour, elle est crédible. Avec des mots simples et sensibles, elle raconte ses histoires et aligne les mélodies qui font mouche. On a coutume de dire quun premier album, on met vingt ans à le faire. Celui de Kayliah résume bien sa vie, certes, mais il lui permet surtout de voir plus loin, dentamer une carrière qui sera longue, parce quon na pas dautre exemple dune chanteuse qui dépasse le simple cadre dun genre musical en vogue. Croire, cest avoir la force en soi. Kayliah y croit.
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