DAVID GUETTA
BIOGRAPHIE
De David Guetta à "Guetta Blaster"
Pionnier de la house hexagonale avec "Up & Way", David Guetta s'est imposé au milieu des années 90 comme un entrepreneur phare de la nuit parisienne (Folies Pigalle, Queen, Bataclan, Palace et les Bains).
Annoncé par "Just A Little More Love" en 2002, son premier album va s'écouler à 250 000 exemplaires. Succès porté par le deuxième single encore plus dévastateur : "Love Don't Let Me Go" évoquant le techno-disco de Moroder et la new-wave de Depeche Mode. Pour David, c'est le début d'une nouvelle carrière de DJ, mais désormais à l'échelle mondiale. Son CD "Fuck Me I'm Famous : Dj Mix Ibiza", du nom de la soirée qu'il organise sur l'île techno, est disque d'or aujourd'hui. Et depuis trois ans, David est régulièrement invité à mixer en Europe et de plus en plus aux Etats-Unis, Australie, Japon, Singapour, Israël...
Ouvert par "Money" et "Stay", poussant un cran au-dessus la formule hard-dance, "Guetta Blaster" n'hésite pas à plonger ensuite dans les racines expérimentales de la house-music et de la cold-wave, et à affirmer une versatilité stylistique inattendue. L'album ne cesse ensuite d'alterner le chaud et le froid, le noir et le blanc, tout en les combinant puissamment. Et le résultat est toujours accrocheur. "Used To Be The One" vocalisé par Willis doit ainsi autant au "Don't Go" des Yazoo, qu'au garage. De la même façon, "Time", construit sur un motif contrapuntique comme le "Sweet Dreams" de Eurythmics, tire le meilleur de la pop anglaise et de la culture dance.
Deux exercices en suavité manquent de conclure l'album : "In Love With Myself" n'ayant rien à envier à l'impeccable "Electric Dreams" de Moroder et Phil Oakey, puis "Higher", où Chris Willis déploie des phrasés et des appoggiatures hérités de Stevie Wonder qui ont depuis fait florès, autant dans le R&B que dans la house-music d'un Blaze... "Guetta Blaster" enfonce finalement le clou avec le métronomique "Movement Girl" auquel participe James Perry, et le killer "Get Up" où riffs macho, falsetto hystérique de Chris Willis et solos de guitare hurlante s'entrelacent sur un beat coup de poing. David Guetta, n'a pas seulement passé le cap difficile du deuxième album, il s'est dépassé.