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Tennis Roland-Garros
Julien Benneteau a frappé un grand coup. Confronté à Marcos Baghdatis, dernier finaliste de l'Open d'Australie, le joueur du Team Lagardère a déjoué les pronostics et confirmé ses bons résultats de début de saison en décrochant son ticket pour les 16es de finale au terme d'un marathon en 5 manches.
ROLAND-GARROS - TABLEAU MESSIEURS 2e tour
Julien Benneteau (FRA) bat Marcos Baghdatis (CHY, 19) 4-6 6-4 6-3 6-7 6-4
Prochain adversaire : Stepanek (Slq, 22)
En se hissant en finale de l'Open d'Australie en début de saison avec battant notamment Roddick, Ljubicic et Nalbandian, Marcos Baghdatis a revêtu le costume de grande révélation de l'année. Malgré ce parcours austral impressionnant, Julien Benneteau n'avait cependant aucune raison de faire un complexe.
Demi-finaliste à Memphis cette année, qualifié pour les 16e de finale de Roland-Garros en 2004, le protégé du Team Lagardère n'est pas le premier venu et les mauvais résultats récurrents de Baghdatis sur terre pouvaient lui donner espoir malgré l'écart au classement.
Benneteau ne convertit pas
Conscient d'avoir toutes ses chances, le Parisien débutait pied au plancher. Immédiatement dans le bon tempo, il profitait au cours des premiers jeux de la torpeur adverse pour mettre la pression et se procurer les premières occasions de break. Son incapacité à les convertir lui coûtait finalement cher. Trop fébrile sur les points importants, il permettait à Baghdatis de garder la tête hors de l'eau. Au bord de la rupture en début de rencontre, le Chypriote trouvait ses marques et ne manquait pas, lui, l'opportunité de faire le break, synonyme de gain de la première manche (4-6).
Malgré la cruauté du scénario, Benneteau trouvait les ressources morales pour repartir au combat. Sa solidité au service lui permettait de faire la course en tête. Alors que Baghdatis tombait dans un jeu trop stéréotypé, se montrant incapable de varier les effets, les longueurs et accumulant les fautes directes, le Tricolore faisait la loi, ne cédant que 10 points sur son engagement lors des deuxième et troisième manches (4-6 6-4 6-3).
Malgré les crampes !
Benneteau partait sur les mêmes bases dans le 4e acte. Avec un nouveau break d'avance, il donnait même le sentiment de s'envoler vers une victoire aisée. Son incapacité chronique à conclure, aperçue en début de match, allaient cependant lui jouer un bien mauvais tour et retarder le verdict. Trop frileux, trop tendu, le Bressans craquait face à la pression et laissait passer deux balles de match avant de céder au jeu décisif (4-6 6-4 6-3 6-7).
La venue du médecin à son chevet en raison d'un début de crampes laissait craindre le pire. Conscient de ne pouvoir sortir vainqueur d'un duel en fond de court, Benneteau décidait de raccourcir les échanges au maximum. Plus entreprenant en coup droit, le joueur du Team Lagardère profitait de la moindre occasion pour se ruer au filet.
"C'est ma première victoire en cinq sets"
Ses prises d'initiatives étaient récompensées (11 montées victorieuses sur 15). Poussé par des tribunes en feu, Benneteau ne lâchait rien plus rien et profitait d'un Baghdatis trop nonchalant pour s'imposer après près de 4 heures de jeu.
Benneteau, en réactions d'après-match : "Mon début de crampes m'a fait peur. Si le 4e set m'a échappé, j'étais pourtant bien dedans et Baghdatis n'avait pourtant pas de solution. La victoire est la plus belle pourmoi car cela s'est fait contre un bon joueur qui a fait un beau début de saison. Et le contexte est particulier : c'est ma première victoire en cinq sets.
Pour moi, c'est donc la plus belle. Stepanek est mon prochain adversaire. Je vais donc demander conseil à Llodra et Mathieu qui l'ont joué cette saison. Mais pas à Martina Hingis car je ne la connaîs pas assez bien..."