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Tennis Roland-Garros
Blessé depuis le quart de finale de Coupe Davis, Sébastien Grosjean débarquait à la Porte d'Auteuil dans l'inconnu. Le numéro un tricolore, en quête de confiance, n'a pas manqué ses retrouvailles avec Roland-Garros en dominant largement le vieillissant Roumain Pavel en trois manches à sens unique.
ROLAND-GARROS - SIMPLE MESSIEURS 1er tour
Sébastien Grosjean (FRA, 21) bat Andrei Pavel (Rou) 6-3 6-2 6-3
Prochain adversaire : Goldstein (EU) ou Vassallo Arguello (Arg, q)
Sébastien Grosjean n'a pas manqué ses retrouvailles avec Roland Garros et surtout fêté dignement son 28e anniversaire. Débarqué à la Porte d'Auteuil en plein inconnu en raison d'une blessure au bas du dos qui l'a handicapé pendant toute la saison sur terre battue, Sébastien Grosjean abordait la deuxième levée du Grand Chelem sans le moindre repère, c'est pourquoi il a eu besoin de plusieurs jeux pour trouver le bon rythme.
Une courte alerte...
Trop attentiste, le numéro un tricolore subissait de plein fouet en début de rencontre les assauts répétés de Pavel. Mis en confiance par sa place de finaliste au tournoi de Pörtschach la semaine dernière, le Roumain n'avait besoin que de quelques coups de raquette pour trouver ses marques et ne tardait pas à mettre son emprise sur le match. Plus offensif, profitant de la moindre occasion pour se hisser au filet, Pavel était le premier à faire le break.
... avant une leçon
Une fois cette alerte passée, Grosjean enclenchait la surmultipliée. Plus vif dans son jeu de jambes, le Français inversait irrémédiablement la tendance. S'installant dans le court, il s'appuyait sur son grand coup droit, aussi efficace croisé que long de ligne, pour creuser de plus en plus régulièrement des brèches béantes dans la défense roumaine. Service, fond de court et même volée, tous les coups se mettaient au diapason au fil des jeux, à tel point que la fin du match prenait des allures de leçons, d'autant plus que Pavel montrait rapidement quelques signes de fatigue.
Dépassé dans tous les compartiments du jeu, repoussé très loin derrière la ligne de fond de court, le Roumain n'avait plus les moyens physiques d'imposer son jeu offensif. Pris à la gorge par les lourdes frappes du Français, l'ancien vainqueur du Masters Series de Montréal donnait le sentiment de se résigner et d'accepter la supériorité adverse. Grosjean n'en demandait pas tant. Le Marseillais signait une fin de match sans frayeur, profitant pleinement des offrandes adverses. Une première sortie convaincante et encourageante pour la suite de Roland Garros.