fed cup 2006

Tennis Fed Cup 2006
24/04/2006]
Pour Amélie Mauresmo, la Fed Cup n'a pas tenue toutes ses promesses. En battant la Française en trois sets, Francesca Schiavone a apporté à l'Italie un point plus psychologique que décisif. Si cette première défaite sur terre battue n'a rien d'alarmant, la n°1 mondiale n'a pas réussi à se rassurer.
Amélie, comment ressort-on d"un week-end comme celui là ?
A.M. : Forcément déçue, ce n'est pas une surprise. Maintenant, il faut essayer de tirer les enseignements de ce qui s'est passé ce week-end. Peut-être qu'on a manqué un peu de vista de temps en temps. Il y a eu des opportunités. On a eu, je pense, toutes les deux des opportunités dans nos différents matches. On n'a peut-être pas su, tout simplement, aller les chercher. C'est comme ça, ça arrive. Le paramètre physique a peut-être été important.
Moi, je suis dans la phase de préparation et tout doit donc aller crescendo sur le plan physique en vue de Roland-Garros. Et peut-être qu'effectivement, j'étais un tout petit juste à ce niveau-là aujourd'hui. Voilà. C'est une défaite difficile à digérer, mais il faut savoir accepter aussi. Il y a plein de moments dans notre histoire d'équipe de France où ça a souri, où on a joué un peu de chance pour aller gagner certains matches à l'extérieur. Cette fois, on perd à la maison, c'est difficile mais il faut savoir accepter ça et continuer à aller de l'avant.
Francesca Schiavone a fait un match énorme contre vous. On ne l'attendait peut-être pas à ce niveau-là ?
A.M. : Si, moi, je la vois jouer depuis pas mal d'années et je trouve que depuis plusieurs mois, elle a pris une autre dimension. D'abord sur le plan de son jeu d'attaque. On savait qu'elle avait un jeu de base de fond de court solide, mais on l'a vue aujourd'hui vraiment aller chercher les points vers l'avant et au filet. Je l'ai vue faire ça depuis plusieurs mois maintenant, je n'étais donc pas tellement surprise.
Regrettez-vous le choix de la surface ?
A.M. : Il y a plusieurs paramètres sur le choix de cette surface. Evidemment, il y a le timing, car il ne faut pas oublier qu'on est en préparation de Roland-Garros. Il y a ensuite le moment où on a décidé de choisir la terre battue, puisque Mary (Pierce) n'était alors pas encore blessée. Ayant fait finale à Roland-Garros l'année passée, elle se sent vraiment toujours bien sur terre. Ca nous paraissait donc être un choix logique. En plus, on avait vu Pennetta qui avait mieux joué sur dur, Schiavone qui joue bien sur les deux surfaces. On a donc préféré la terre battue. Peut-être qu'effectivement, on se retrouve piégées. Mais au moment où on a pris la décision, je crois que c'était vraiment la bonne.
Quels enseignements tirez-vous de cette rencontre, d'un point de vue personnel en vue de votre préparation à Roland-Garros ?
A.M. : C'est plein d'enseignements. Et de toute façon, il faudra positiver. C'est ce que je vais faire, je n'ai vraiment pas de soucis par rapport à ça. Je suis certaine que cette défaite là, une fois les enseignements tirés, hop, je la laisserai de côté et je continuerai à aller de l'avant.
D'abord, sur le plan physique : s'étoffer sur certaines phases de jeu parce que c'est une surface qui est quand même bien différente de tout ce qu'on voit tout au long de la saison. Il y a deux ou trois petites choses à faire évoluer, à modifier dans la préparation. Ensuite, j'ai eu quelques opportunités, je pense à des montées à contre-temps, à aller chercher le match vers l'avant. Je n'ai pas eu cette vision là, je n'ai pas eu ce truc-là. Ça aussi, c'est une leçon à tirer pour la suite.
Votre défaite face à Schiavone vous laisse-t-elle des regrets ? Vous avez quand même eu une balle de match...
A.M. : Oui, je suis passée tout près. Même si sur la balle de match, il me semble qu'elle sert bien puis qu'elle fait le point. Non, des regrets, non. Si j'arrive à modifier tout ça en vue de toute cette période sur terre battue, il n'y aura pas de regrets. Ce sera juste des enseignements.
Vous venez de disputer trois finales consécutives en Fed Cup. Cette fois, il va falloir jouer un match de barrage. Dans quel état d'esprit allez-vous aborder cette prochaine rencontre ?
A.M. : Là, à chaud, on est encore sous le choc, on est sonnées de cette défaite. Ensuite, une fois que ce sera digéré et qu'on connaîtra notre adversaire et l'endroit où on va jouer, il sera temps de se remettre dedans et de commencer à y penser. Moi, j'ai envie de garder un certain optimisme. Parce que j'ai souvenir d'histoires de Coupe Davis qui sont parties de certains matches de barrage et qui sont allées jusqu'au bout l'année d'après. On peut toujours se consoler de cette manière là. Simplement, il faudra qu'on assure pour rester dans ce groupe mondial.