coupe davis 2006:2-1

Publié le par lili

"On n'a pas encore perdu"
 

Tennis Coupe Davis 2006 

Forget : "On n'a pas encore perdu"

 [08/04/2006]

Menée 0-2 par la Russie après les deux simples de son quart de finale, l'équipe de France de Coupe Davis dispute samedi un double décisif. Guy Forget, frustré par la fin du match Clément-Davydenko, estime qu'il y a encore une "toute petite place" pour passer.

COUPE DAVIS - Quarts de finale

Croatie - Argentine 1-1
Australie - Belarus 3-0
France - Russie 0-2
Etats-Unis - Chili 1-1

A SUIVRE, samedi dès14h45 : le double
A. Clément/M. Llodra (FRA) - M. Youzhny/D. Turnsunov (RUS)

Guy, avez-vous été surpris par le niveau de jeu de Safin ?

GUY FORGET : "On pensait que sa longue absence des courts lui serait fatale, mais il a été très solide. A partir de là, quand un gars sert comme il le fait, à 220 km/h, en déroulant, avec 33 aces à l'arrivée, Richard s'est retrouvé dos au mur tout le temps. Dans les manches qu'il perd, il fait deux ou trois fautes sur ses jeux de service, parce que, justement, il a une pression terrible. C'est la force des très, très grands joueurs. Marat a retrouvé son meilleur niveau."

"Maintenant, sur le match d'Arnaud, je suis un peu plus frustré, car même si sur la deuxième partie du match, il est dominé, et logiquement là encore, il s'est accroché, il est revenu et sur la fin, Davydenko craque physiquement. Il utilise très bien le règlement qui stipule que l'on peut s'arrêter lorsque l'on a des crampes. Et puis, sur le point d'après, le Russe fait tomber une balle de sa poche. Là encore, le règlement est appliqué, il n'y rien à dire, mais c'est un point que l'on perd alors qu'on l'avait gagné. Arnaud perd de justesse ce tie-break. C'est dommage, car s'il y avait eu un cinquième set, je pense qu'il l'aurait gagné. Tout simplement parce que c'est un meilleur athlète, il est plus fort physiquement, mieux préparé."

"On est mené 2-0 ce soir, il n'y a rien à dire. Mais je vais remobiliser les garçons, parce que l'on a pas encore perdu. Je pense vraiment qu'on peut gagner le double demain. Et après tout, il y a toujours une petite place, même si elle est effectivement toute petite."

Remonter un handicap de 2-0, c'est encore possible ?

G.F. : "On l'a déjà fait contre l'Italie, en demi-finale en 1996. Sur le papier, c'était une équipe moins forte que les Russes. Mais demain, le double, on peut vraiment le gagner. Je ne sais pas ce qui va se passer avec l'équipe russe. Qui vont-ils aligner dimanche ? S'ils font rejouer Davydenko, et si le match dure, il peut être touché physiquement. Est-ce que Richard ou un autre sera capable de le pousser dans ses derniers retranchements ? On verra bien. Mais avant tout, il faut gagner ce point du double, ce qui ne sera pas simple."

Dans quel état d'esprit se trouvent vos joueurs ?

G.F. : "Richard a fait le constat que sur le match, Safin est plus fort. Il fait tout un petit peu mieux. S'il rejoue ce match dix fois, Richard va le perdre huit fois. C'est un constat logique. Dans deux ou trois ans, les rôles seront peut-être inversés. Aujourd'hui, il lui manque un tout petit quelque chose. Malgré tout, il n'était pas très loin. Quant à Arnaud, il est frustré. Il se rend compte que l'autre n'était pas si bien que ça. Et même s'il est dominé aujourd'hui, à la fin, il y avait la place pour s'imposer. C'est d'autant plus dommage qu'il était vraiment bien physiquement. Il a l'impression d'avoir failli. Mais vous savez, si l'autre est 5e mondial, ce n'est pas par hasard."

Qu'allez-vous leur dire maintenant ?

G.F. : "Les gars, vous êtes frustrés ? C'est bien ! On va gagner ce point du double. On est mené 2-0, on aurait pu être à 1-1. C'est la loi du plus fort. Ils ont été meilleurs aujourd'hui. Gagnez moi ce point du double. Ramenez l'équipe à 2-1 et empêchons-les de dormir samedi soir ! Après, on ne sait pas ce qu'il peut se passer. Ce point du double, j'y comptais depuis le début. Alors à plus forte raison à 0-2 ! Il nous le faut plus jamais. Procédons par ordre."

Allez-vous vous nourrir des bons souvenirs de votre victoire contre les Italiens à Nantes en 1996 ?

G.F. :" On va le gagner le double ! Je ne devrais pas dire cela, car je ne suis pas sur le terrain, mais j'y crois dur comme fer. Si on joue bien, si Mika sert bien, on doit pouvoir gagner ce double sur cette surface là. A nous d'être à la hauteur."

Faut-il attendre un changement dans la composition du double ?

G.F. : "A priori non. Il n'y a pas besoin de changer une composition qui marche, qui gagne, qui est soudée, rodée. C'est notre meilleure chance de victoire."

Maintenant, ça va se jouer au mental ?

G.F. : "Non. Aujourd'hui, ça ne s'est pas joué au mental. Les meilleurs l'ont emporté. Maintenant, on n'a plus rien à perdre. Il faut se faire plaisir, prendre notre revanche contre eux sur ce double de demain."

 

 

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Publié dans lilig02

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