constantine
Constantine |
(vf: Constantine )
Il faut applaudir Constantine pour le spectacle quil propose. Lexpérience visuelle témoigne dune audace et dun talent monstres. Et lambition du réalisateur Francis Lawrence atteint de beaux sommets. Philippe Rousselot (Big Fish, Charlie and the Chocolate Factory), à la direction photographique, épate aussi grandement. Lambiance glauque et malsaine habituelle à ce genre de suspense surnaturel est franchement bien rendue. Et les effets visuels, tous époustouflants, électrisent considérablement lensemble.
On ne peut malheureusement en dire autant du scénario, qui recycle lhabituelle imagerie religieuse des films gothiques. Le récit, tiré dune BD américaine, se nourrit de lieux communs, et certaines banalités, balancées nonchalamment, pèsent considérablement.
La présence remarquée de la lumineuse Rachel Weisz, dans le rôle dune policière tourmentée, sauve pourtant la mise. Weisz est si convaincante, que même les rebondissements les plus simplistes passent la rampe. Son implication est totale. Et son intensité compense la mollesse de Keanu Reeves, ici dans la peau dun type partageant une troublante ressemblance avec le désormais célèbre Neo de The Matrix. Reeves a même épargné sur lachat de vêtements, en recyclant ceux de son ancien personnage.
Et dans ce conte moderne, les principes égaux du Bien et du Mal se retrouvent à nouveau en opposition, au grand déplaisir de John Constantine (Keanu Reeves), un exorciseur chargé de maintenir léquilibre. Lenfer, ce lieu destiné, dans la religion Chrétienne, aux âmes damnées, est donc visité par Constantine, qui y a accès depuis une tentative de suicide ratée. Cigarette à la bouche, notre nouvel élu cherche à rétablir lordre, en côtoyant lArchange Gabriel et Lucifer, dont les discours manichéens et moralisateurs font grincer des dents.
Lesthétisme glacé et percutant de Constantine, ces touches brillantes apportées à un style éclaté, constituent donc le principal point dintérêt dun thriller religieux au scénario malheureusement trop réducteur et confus, dans lequel la lutte contre le tabagisme occulte pratiquement tous les autres enjeux.
(vf: Constantine )
Il faut applaudir Constantine pour le spectacle quil propose. Lexpérience visuelle témoigne dune audace et dun talent monstres. Et lambition du réalisateur Francis Lawrence atteint de beaux sommets. Philippe Rousselot (Big Fish, Charlie and the Chocolate Factory), à la direction photographique, épate aussi grandement. Lambiance glauque et malsaine habituelle à ce genre de suspense surnaturel est franchement bien rendue. Et les effets visuels, tous époustouflants, électrisent considérablement lensemble.
On ne peut malheureusement en dire autant du scénario, qui recycle lhabituelle imagerie religieuse des films gothiques. Le récit, tiré dune BD américaine, se nourrit de lieux communs, et certaines banalités, balancées nonchalamment, pèsent considérablement.
La présence remarquée de la lumineuse Rachel Weisz, dans le rôle dune policière tourmentée, sauve pourtant la mise. Weisz est si convaincante, que même les rebondissements les plus simplistes passent la rampe. Son implication est totale. Et son intensité compense la mollesse de Keanu Reeves, ici dans la peau dun type partageant une troublante ressemblance avec le désormais célèbre Neo de The Matrix. Reeves a même épargné sur lachat de vêtements, en recyclant ceux de son ancien personnage.
Et dans ce conte moderne, les principes égaux du Bien et du Mal se retrouvent à nouveau en opposition, au grand déplaisir de John Constantine (Keanu Reeves), un exorciseur chargé de maintenir léquilibre. Lenfer, ce lieu destiné, dans la religion Chrétienne, aux âmes damnées, est donc visité par Constantine, qui y a accès depuis une tentative de suicide ratée. Cigarette à la bouche, notre nouvel élu cherche à rétablir lordre, en côtoyant lArchange Gabriel et Lucifer, dont les discours manichéens et moralisateurs font grincer des dents.
Lesthétisme glacé et percutant de Constantine, ces touches brillantes apportées à un style éclaté, constituent donc le principal point dintérêt dun thriller religieux au scénario malheureusement trop réducteur et confus, dans lequel la lutte contre le tabagisme occulte pratiquement tous les autres enjeux.
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