le trotteur français
1 - Caractéristiques
Morphologie et capacités physiques :
Le Trotteur Français n'a pas vraiment de standard.
Cependant certaines caractéristiques se retrouvent très souvent :
- une tête au profil rectiligne ou busquée,
- un front large,
- une encolure musclée, large à la base et bien attachée,
- un sternum proéminent,
- un garrot saillant,
- un poitrail large et profond,
- l'épaule, à l'origine assez droite, devient plus inclinée, permettant un geste d'avant-main plus étendu, allant chercher loin le terrain.
- des membres fins et musclés,
- un ventre rentré,
- c'est un cheval compact. Le Trotteur Français conserve, de son ascendance normande, de la charpente et de l'ampleur, mais il possède de plus en plus de sang.
Taille : La taille est moyenne : 1m55 à 1m70
Robes : Les robes sont le plus souvent baies ou alezanes, rarement grises.
le Trotteur Français est, de nos jour, destiné aux courses de trot, attelées ou montées. Pour avoir le droit de participer à une course officielle de trot, il faut qu'un trotteur ait passé avec succès les épreuves de qualification. Ces épreuves consistent a courir 1 km en un certain temps. Les épreuves de qualification permettent d'éliminer des courses près de 50% des chevaux présentés. Ceci contribue donc à la sélection pour améliorer la race pour les courses de trot.
Les chevaux écartés des courses sont malheureusement le plus souvent non reclassés et envoyés directement à l'abattage !
Pourtant les chevaux qui échappent à ce sort trouvent aisément des débouchés comme cheval de loisir ou dans les centres équestres. Certains possèdent même des dons pour le CSO ou le dressage.
En fait, le Trotteur Français est un cheval complet qui peut effectuer au cours de son existence plusieurs carrières !
Dès 1815 un réseau de routes à revêtement solide ("Mac Adam") se développa. Il favorisa les échanges rapides des marchandises transportées par des chariots à quatre roues (appelés "camions"). Afin de sélectionner leurs chevaux de tirage, les cultivateurs éleveurs de carrossiers, principalement basés en Normandie, ont créé les courses au trot, à Cherbourg en 1836.
Dans un 1er temps, la jumenterie normande a été croisée avec des Norfolk (ancètres du Hackney), des demi-sang anglais, des pur sang anglais, puis par des Hackneys.
Ensuite on a apporté du sang d'Orlov et de trottteur américain pour améliorer encore l'aptitude au trot.
Le trotteur Français et toutes les autres races de trotteurs ont comme origine commune le sang Norfolk et le pur sang anglais Sampson. Par ailleurs, l'étalon Pur sang Anglais Orville (1799) est l'un de ceux qui a le plus imprégné la race Trotteur Français.
Conquérant (1858), Lavater (1867), Normand (1869), Niger (1869) et Phaëton (1871) sont les pères de la race : au début du siècle, 95 % des Trotteurs Français descendaient de ces cinq étalons !
Le trotteur de tirage
En 1814, les diligences faisaient du 4 km/heure et du 6,5 en 1830. En 1847 elles roulaient à 9,5 km/heure de moyenne !
La société du Cheval français de demi-sang (le Trotteur) est fondée en 1864 à Caen. Elle remplaçait les sociétés locales de Normandie. De nos jours elle est devenue "Société mère" à Paris sous le nom de : Société d'encouragement à l'Elevage du Cheval Français (S.E.C.F). Elle organise les courses à Vincennes.
En 1866, la compagnie générale des voitures de Paris comptait 10 741 trotteurs. A cela il faut ajouter les effectifs importants pour les équipages de luxe de la bourgeoisie. Cette catégorie de chevaux était appelés "chevaux de grandes remises". On constate donc, au cours de cette première moitié du XIXème siècle, qu'à côté des races lourdes nécessaires à la traction au pas pour les travaux des champs et des chantiers, le marché le plus prospère était celui des chevaux de tirage au trot : le demi-sang ou demi-trait, appelé aussi "cheval français".
Le trotteur de selle
Produire une grande quantité de chevaux d'attelage de qualité, obligeait à accepter un important déchet. C'est la règle de l'élevage. Bien sûr, les moins bons chevaux étaient refusées par la société civile. C'est pourquoi les éleveurs et les marchands firent l'impossible pour leur trouver un marché secondaire.
Il en existait un de choix, l'Etat : toujours solvable, toujours débiteur de ses électeurs. Et c'est ainsi que l'armée sera la "bénéficiaire" de ce marché des trotteurs invendus.
Des courses de trot monté ont même été crées dans cette 2ème moitié du 19è siècle, pour crédibiliser sa finalité selle. Les éleveurs normands, grâce à leurs "groupes d'influence" vont même jusqu'à peser suffisaùment pour faire voter des lois protectionnistes, contre l'importation de chevaux arabes et barbes. Et même, on exigera des étalons de selle de l'Etat, qu'ils satisfassent à une épreuve de trot. C'est ainsi que les chevaux de charrette rempliront les rangs de la cavalerie légère française.
Le trotteur a ainsi été appelé : cheval à deux fins (tirage et selle).
Le trotteur de course
Dès la fin du 19ème siècle, les chevaux de tirage et de l'armée sont remplacés par les chevaux mécaniques.
Mais l'engouement pour les courses de trot était tel que l'élevage et la sélection purent continuer de plus belle. Le stud-book du Trotteur Français fut créé en 1922.
Les chevaux qui couraient 1 kilomètre en moins de 1 minute 42 secondes dans une course publique étaient susceptibles d'être inscrits à ce stud-book.
En 1941, la liste fut fermée à tous les chevaux dont les parents ne figuraient pas dans le stud-book. Depuis ce moment, la race Trotteur Français est restée pure.
Au départ stimulé par le marché "carossier" puis par l'aspect "sportif" des courses, la réussite des produits français sur tous les champs de courses tant Français que étrangers, l'élevage du Trotteur Français s'est considérablement développé.
L'élevage du Trotteur Français est très concentré dans la Basse-Normandie. Plus généralement, on le rencontre dans le Nord-ouest de la France, les Pays de la Loire, le Sud-ouest.
Beaucoup d'éleveurs sont de amateurs qui font cela par amour du cheval et des courses. Ils n'ont guère plus de 2 ou 3 juments. On en trouve encore beaucoup qui élèvent, dressent, entraînent et font courir eux-mêmes leurs produits. Cependant le nombre de ces éleveurs-entraineurs diminue rapidement car la compétition est de plus en plus acharnée et demande une préparation très méthodique et professionnelle.
Sélection des juments :
Pour parer à la surproduction des Trotteurs Français, il a été décidé de sélectionner aussi les juments, à l'instar des étalons.
Les juments sont classées dans des "catégories" en fonction de leurs performances et de celles de leurs produits. Seules les meilleures juments ont donc le droit de produire des poulains pouvant êtres inscrits dans le Stud Book des Trotteurs Français.
Conditions d'autorisation d'une jument pour l'élevage
- Avoir été autorisée après la saison de monte 1994 et avant le 31/12/1996.
ou
- Avoir rempli l'une des conditions suivantes avant le 31 Décembre de l'année qui précéède la mise en production :
- Avoir satisfait aux épreuves de qualification et avoir obtenu un indice BTR > ou = à 11. BTR --> Blup TRot.
- être soeur utérine dun cheval ou fille dune jument classée dans les 3 premiers dune course sélective.
- être catégorisée en 1ère catégorie ou être fille dune jument de 1ère catégorie.
- ou être née depuis le 1er janvier 1997 et être fille dune jument de 2nde catégorie.
ET
- Ne pas être suspendue pour la saison de monte. Les conditions de suspension sont surtout relatives à l'absence de performances des produits.
Concours de modèles
Afin de favoriser la conservation des modèles, les pouliches de 3 ou 4 ans inscrites au stud-book du Trotteur Français et ayant satisfait aux épreuves de qualification, peuvent bénéficier de primes de sélection dont le montant varie selon le mérite des pouliches présentées. A l'issue des concours régionnaux, un concours annuel national est organisé à Grosbois. Seules les juments désignée par les jury lors ds concours régionaux peuvent y être présentées.
Sélection des étalons :
Pour être agéés à la monte en race Trotteur Français, les étalons doivent avoir réalisé des performances minimales en courses :
- Avoir été classé dans les trois premiers d'une course sélective (dites de groupe I),
ou
- Avoir réalisé pendant leur carrière, lors de courses victorieuses, au moins 5 fois une réduction kilométrique inférieure ou égale à une valeur donnée (en fonction de leur âge).
Remarque : Les performances sont prises en compte dans :
. les courses organisées sur les hippodromes de Vincennes, Enghien et Cagnes-sur-Mer.
. les courses sélectives (Groupe I), dont la liste est proposée tous les ans par la Société d'encouragement à l'Elevage du Cheval Français (S.E.C.F) et publiée par le Service des Haras.
De plus, un concours national de sélection pour chevaux entiers de 4, 5 et 6 ans, inscrits au stud-book du Trotteur Français et remplissant les conditions minimales de présentation (décrites ci-dessus) à la commission d'approbation en race Trotteur Français, est organisé chaque année par la SECF.
Morphologie et capacités physiques :
Le Trotteur Français n'a pas vraiment de standard.
Cependant certaines caractéristiques se retrouvent très souvent :
- une tête au profil rectiligne ou busquée,
- un front large,
- une encolure musclée, large à la base et bien attachée,
- un sternum proéminent,
- un garrot saillant,
- un poitrail large et profond,
- l'épaule, à l'origine assez droite, devient plus inclinée, permettant un geste d'avant-main plus étendu, allant chercher loin le terrain.
- des membres fins et musclés,
- un ventre rentré,
- c'est un cheval compact. Le Trotteur Français conserve, de son ascendance normande, de la charpente et de l'ampleur, mais il possède de plus en plus de sang.
Taille : La taille est moyenne : 1m55 à 1m70
Robes : Les robes sont le plus souvent baies ou alezanes, rarement grises.
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2 - Aptitudesle Trotteur Français est, de nos jour, destiné aux courses de trot, attelées ou montées. Pour avoir le droit de participer à une course officielle de trot, il faut qu'un trotteur ait passé avec succès les épreuves de qualification. Ces épreuves consistent a courir 1 km en un certain temps. Les épreuves de qualification permettent d'éliminer des courses près de 50% des chevaux présentés. Ceci contribue donc à la sélection pour améliorer la race pour les courses de trot.
Les chevaux écartés des courses sont malheureusement le plus souvent non reclassés et envoyés directement à l'abattage !
Pourtant les chevaux qui échappent à ce sort trouvent aisément des débouchés comme cheval de loisir ou dans les centres équestres. Certains possèdent même des dons pour le CSO ou le dressage.
En fait, le Trotteur Français est un cheval complet qui peut effectuer au cours de son existence plusieurs carrières !
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3 - OriginesDès 1815 un réseau de routes à revêtement solide ("Mac Adam") se développa. Il favorisa les échanges rapides des marchandises transportées par des chariots à quatre roues (appelés "camions"). Afin de sélectionner leurs chevaux de tirage, les cultivateurs éleveurs de carrossiers, principalement basés en Normandie, ont créé les courses au trot, à Cherbourg en 1836.
Dans un 1er temps, la jumenterie normande a été croisée avec des Norfolk (ancètres du Hackney), des demi-sang anglais, des pur sang anglais, puis par des Hackneys.
Ensuite on a apporté du sang d'Orlov et de trottteur américain pour améliorer encore l'aptitude au trot.
Le trotteur Français et toutes les autres races de trotteurs ont comme origine commune le sang Norfolk et le pur sang anglais Sampson. Par ailleurs, l'étalon Pur sang Anglais Orville (1799) est l'un de ceux qui a le plus imprégné la race Trotteur Français.
Conquérant (1858), Lavater (1867), Normand (1869), Niger (1869) et Phaëton (1871) sont les pères de la race : au début du siècle, 95 % des Trotteurs Français descendaient de ces cinq étalons !
Le trotteur de tirage
En 1814, les diligences faisaient du 4 km/heure et du 6,5 en 1830. En 1847 elles roulaient à 9,5 km/heure de moyenne !
La société du Cheval français de demi-sang (le Trotteur) est fondée en 1864 à Caen. Elle remplaçait les sociétés locales de Normandie. De nos jours elle est devenue "Société mère" à Paris sous le nom de : Société d'encouragement à l'Elevage du Cheval Français (S.E.C.F). Elle organise les courses à Vincennes.
En 1866, la compagnie générale des voitures de Paris comptait 10 741 trotteurs. A cela il faut ajouter les effectifs importants pour les équipages de luxe de la bourgeoisie. Cette catégorie de chevaux était appelés "chevaux de grandes remises". On constate donc, au cours de cette première moitié du XIXème siècle, qu'à côté des races lourdes nécessaires à la traction au pas pour les travaux des champs et des chantiers, le marché le plus prospère était celui des chevaux de tirage au trot : le demi-sang ou demi-trait, appelé aussi "cheval français".
Le trotteur de selle
Produire une grande quantité de chevaux d'attelage de qualité, obligeait à accepter un important déchet. C'est la règle de l'élevage. Bien sûr, les moins bons chevaux étaient refusées par la société civile. C'est pourquoi les éleveurs et les marchands firent l'impossible pour leur trouver un marché secondaire.
Il en existait un de choix, l'Etat : toujours solvable, toujours débiteur de ses électeurs. Et c'est ainsi que l'armée sera la "bénéficiaire" de ce marché des trotteurs invendus.
Des courses de trot monté ont même été crées dans cette 2ème moitié du 19è siècle, pour crédibiliser sa finalité selle. Les éleveurs normands, grâce à leurs "groupes d'influence" vont même jusqu'à peser suffisaùment pour faire voter des lois protectionnistes, contre l'importation de chevaux arabes et barbes. Et même, on exigera des étalons de selle de l'Etat, qu'ils satisfassent à une épreuve de trot. C'est ainsi que les chevaux de charrette rempliront les rangs de la cavalerie légère française.
Le trotteur a ainsi été appelé : cheval à deux fins (tirage et selle).
Le trotteur de course
Dès la fin du 19ème siècle, les chevaux de tirage et de l'armée sont remplacés par les chevaux mécaniques.
Mais l'engouement pour les courses de trot était tel que l'élevage et la sélection purent continuer de plus belle. Le stud-book du Trotteur Français fut créé en 1922.
Les chevaux qui couraient 1 kilomètre en moins de 1 minute 42 secondes dans une course publique étaient susceptibles d'être inscrits à ce stud-book.
En 1941, la liste fut fermée à tous les chevaux dont les parents ne figuraient pas dans le stud-book. Depuis ce moment, la race Trotteur Français est restée pure.
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4 - Elevage du Trotteur FrançaisAu départ stimulé par le marché "carossier" puis par l'aspect "sportif" des courses, la réussite des produits français sur tous les champs de courses tant Français que étrangers, l'élevage du Trotteur Français s'est considérablement développé.
L'élevage du Trotteur Français est très concentré dans la Basse-Normandie. Plus généralement, on le rencontre dans le Nord-ouest de la France, les Pays de la Loire, le Sud-ouest.
Beaucoup d'éleveurs sont de amateurs qui font cela par amour du cheval et des courses. Ils n'ont guère plus de 2 ou 3 juments. On en trouve encore beaucoup qui élèvent, dressent, entraînent et font courir eux-mêmes leurs produits. Cependant le nombre de ces éleveurs-entraineurs diminue rapidement car la compétition est de plus en plus acharnée et demande une préparation très méthodique et professionnelle.
Sélection des juments :
Pour parer à la surproduction des Trotteurs Français, il a été décidé de sélectionner aussi les juments, à l'instar des étalons.
Les juments sont classées dans des "catégories" en fonction de leurs performances et de celles de leurs produits. Seules les meilleures juments ont donc le droit de produire des poulains pouvant êtres inscrits dans le Stud Book des Trotteurs Français.
Conditions d'autorisation d'une jument pour l'élevage
- Avoir été autorisée après la saison de monte 1994 et avant le 31/12/1996.
ou
- Avoir rempli l'une des conditions suivantes avant le 31 Décembre de l'année qui précéède la mise en production :
- Avoir satisfait aux épreuves de qualification et avoir obtenu un indice BTR > ou = à 11. BTR --> Blup TRot.
- être soeur utérine dun cheval ou fille dune jument classée dans les 3 premiers dune course sélective.
- être catégorisée en 1ère catégorie ou être fille dune jument de 1ère catégorie.
- ou être née depuis le 1er janvier 1997 et être fille dune jument de 2nde catégorie.
ET
- Ne pas être suspendue pour la saison de monte. Les conditions de suspension sont surtout relatives à l'absence de performances des produits.
Concours de modèles
Afin de favoriser la conservation des modèles, les pouliches de 3 ou 4 ans inscrites au stud-book du Trotteur Français et ayant satisfait aux épreuves de qualification, peuvent bénéficier de primes de sélection dont le montant varie selon le mérite des pouliches présentées. A l'issue des concours régionnaux, un concours annuel national est organisé à Grosbois. Seules les juments désignée par les jury lors ds concours régionaux peuvent y être présentées.
Sélection des étalons :
Pour être agéés à la monte en race Trotteur Français, les étalons doivent avoir réalisé des performances minimales en courses :
- Avoir été classé dans les trois premiers d'une course sélective (dites de groupe I),
ou
- Avoir réalisé pendant leur carrière, lors de courses victorieuses, au moins 5 fois une réduction kilométrique inférieure ou égale à une valeur donnée (en fonction de leur âge).
Remarque : Les performances sont prises en compte dans :
. les courses organisées sur les hippodromes de Vincennes, Enghien et Cagnes-sur-Mer.
. les courses sélectives (Groupe I), dont la liste est proposée tous les ans par la Société d'encouragement à l'Elevage du Cheval Français (S.E.C.F) et publiée par le Service des Haras.
De plus, un concours national de sélection pour chevaux entiers de 4, 5 et 6 ans, inscrits au stud-book du Trotteur Français et remplissant les conditions minimales de présentation (décrites ci-dessus) à la commission d'approbation en race Trotteur Français, est organisé chaque année par la SECF.
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