arnaud clément gagne l'open de marseille

Tennis ATP Marseille
[19/02/2006]
A 28 ans, Arnaud Clément ne se voyait plus gagner de tournoi ATP. Une semaine "fantastique" à Marseille a remis le 65e mondial dans le cercle des vainqueurs en puissance. Revenu de très loin, presque de nulle part, l'Aixois revit. Entretien.
Vous aviez été battu en finale de ce tournoi en 1999 par Fabrice Santoro, est-ce une revanche ?
Arnaud Clément : Sept ans après un premier échec à Marseille, j'ai gagné. Ça me donne de la force, de la confiance. Je croyais que ma chance était passée. J'ai vécu une semaine fantastique. Si on m'avait dit en début de semaine que je gagnerais ici, je ne l'aurais pas cru. Gagner un tournoi comme ça, avec les joueurs que j'ai battus... Pour moi, c'est un rêve. Ça faisait longtemps que je n'avais pas été aussi constant.
Vous avez remporté vos trois titres en France, comment l'expliquez-vous ?
A.C. : Pour moi, ce n'est pas un hasard. J'ai énormément de chance que ce soit ici. C'est important d'avoir le public derrière moi. Ça me donne beaucoup de force. J'ai envie de gagner, pour eux. Je n'ai pas encore réalisé. Quant à Marseille, c'est ici que j'ai obtenu ma première victoire sur le circuit ATP. C'était contre Kucera en 1997. Chaque fois que je viens ici, j'ai la rage. Pour moi, c'est un rêve de gagner ici.
Cette victoire est-elle un nouveau départ ?
A.C. : J'ai vécu deux années difficiles. Jusqu'à ce que je rejoue cette semaine, je ne me rappelais pas comment je pouvais jouer quand j'étais dans le Top 10. Ça me donne énormément de confiance. Pour la suite, à moi de reproduire ce que j'ai fait cette semaine. Si je garde cette ligne, je peux battre régulièrement des 20e ou 30e joueurs mondiaux.
Comment expliquez-vous ce regain de forme?
Le déclic a peut-être été mon match de Coupe Davis, dimanche en Allemagne. C'était un match sans enjeu contre Schuettler (défaite de Clément 6-4, 6-3). Je me suis fait plaisir et j'ai trouvé des sensations. Je suis quand même fier de ma saison passée même si je n'ai pas joué beaucoup de grands matchs. Je suis fier de la manière dont je me suis accroché en passant des matches durs contre des joueurs classés dans les 100 ou 200e places. Aujourd'hui, c'est cette stabilité qui m'a permis de revenir. C'est ce qui paye aujourd'hui.
