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| "On ne lâchera pas l'affaire" | ||||||||||||||||
![]() | La manifestation parisienne contre la loi Fillon a rassemblé mardi 20.000 lycéens, selon un syndicat, 6.000 d'après la police. 83 jeunes ont été interpellés pour "vérification d'identité" en marge de la manifestation. Mis en ligne le 15 mars 2005 | |||||||||||||||
D'un côté, le ministre de l'Education qui a réaffirmé haut et fort mardi à l'Assemblée nationale sa volonté de réformer l'école en France. De l'autre, des lycéens rodés par les manifestations. Et toujours déterminés à se battre contre le projet de loi du gouvernement. Selon la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), l'un des organisateurs de l'événement, avec l'UNL, ils étaient 20.000 manifestants mardi à Paris. Côté police, on évaluait leur nombre à 6.000. "Fillon démission" Le cortège a démarré en début d'après-midi place de la République pour se terminer quelques heures plus tard place de la nation. Derrière la banderole de tête proclamant "Lycées priorité à l'éducation", les jeunes ont scandé "Fillon démission", "Fillon t'as le filon pour tuer l'éducation" ou "Fillon nuit gravement à l'éducation". La manifestation était sous haute surveillance. La semaine dernière, plusieurs casseurs s'étaient incrustés dans le cortège. Cette fois, des centaines de militants syndicaux, essentiellement de la CGT, encadraient les jeunes pour éviter des intrusions. La police a surveillé et filtré les sorties de métro. Et interpellé 83 personnes pour "vérification d'identité", et 13 "en flagrant délit". Elles ont été conduites dans des locaux pour "vérifications d'identité". Une vitrine a été brisée. "Beaucoup de lycéens ont pu avoir peur de venir manifester aujourd'hui à cause du nombre de sujets télévisés ou d'articles dans la presse écrite, insistant sur les problèmes de sécurité", a souligné la FIDL. La crainte des casseurs Défilant avec d'autres enseignants derrière les lycéens, le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a, lui aussi, évoqué la crainte des casseurs et "une pression médiatique pour annoncer à l'avance un échec". "François Fillon et le gouvernement devraient comprendre qu'il y a un vrai mécontentement, pas de confiance mais un vaste rejet de leur politique", a-t-il ajouté. Lors de la dernière manifestation à Paris, les lycéens avaient annoncé 40.000 participants et la police 9.000. Des milliers de lycéens ont également défilé à Lille et à Lyon où ils étaient entre 3. 000 et 4.500. "On ne lâchera pas l'affaire", ont prévenu les organisateurs, promettant la poursuite de la mobilisation jusqu'au retrait du projet de loi Fillon sur l'Ecole. Les responsables lycéens devaient se réunir en fin de journée pour décider de la suite à donner au mouvement.
Le ministre de l'Education a réaffirmé mardi à l'Assemblée sa volonté de réformer l'école en France. "Rien ne me fera renoncer à définir des priorités éducatives. Rien ne me fera renoncer à engager l'Etat à transmettre à tous les enfants de la République ce socle de connaissances et de compétences communs qui est indispensable à leur réussite. Enfin, rien ne me fera renoncer à optimiser l'organisation de l'Education nationale", a déclaré François Fillon lors des questions d'actualités. Il a affirmé que le gouvernement n'était "pas sourd aux revendications". "Je vous rappelle qu'à leur demande, et devant l'inquiétude qu'ils manifestaient, j'ai retiré du projet de loi (...) la réforme du baccalauréat, même si je pense qu'il s'agit d'une réforme nécessaire, utile, sur laquelle il faudra à l'avenir que nous revenions", a-t-il dit. Il a donné rendez-vous aux députés le 24 mars pour voter la réforme. | ||||||||||||||||
