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Publié le par lili

Mauresmo enfin sereine
 

Tennis Les Français(es)

Mauresmo prend de la hauteur

[13/02/2006]

Amélie Mauresmo n'est pas encore descendue de son nuage. La numéro deux mondiale, qui a remporté à Paris son deuxième titre consécutif après l'Open d'Australie, a la sensation d'avoir globalement progressé. Plus zen, plus solide, plus lucide, la nouvelle Amélie est conquérante.

WTA PARIS - Finale

A. Mauresmo (FRA/N.1) bat M. Pierce (FRA/N.2) 6-1, 7-6 (7/2)

Promise aux plus célèbres ascensions, la jeune Amélie Mauresmo s'était retrouvée propulsée au sommet de l'Open d'Australie en 1999. De quoi avoir le vertige. Après sept ans d'escalade en rappel, fait de nombreuses conquêtes et de quelques chutes, la Française semble capable d'enchaîner les plus hautes cîmes du tennis mondial.

A ce niveau, le moindre détail est souvent décisif. En 2005, quelques défaites de trop avaient d'ailleurs accablé la numéro 2 mondiale. Ses échecs dans les grands rendez-vous alimentaient toujours la critique. A l'automne, Amélie stagne connaît une fois de plus les affres du doute et de la remise en question. Il faudra deux exploits fantastiques pour la remettre sur la voie : la victoire arrachée à Mary Pierce au Masters de Los Angeles et la victoire en Australie. "Après Melbourne, j'ai eu un peu de mal à rejouer tout de suite. Tennistiquement, ce n'était pas évident ", a-t-elle expliqué à Paris ce dimanche. En revanche, mentalement, j'étais prête pour un nouvel objectif tel le tournoi de Paris."

"Amélie est beaucoup plus sereine"

En une semaine, Mauresmo s'est amusée sur les montagnes russes des premiers tours (elle a vaincu l'inexpérimentée Douchevina et pris sa revanche sur la tenante du titre Safina) avant d'imposer son tennis à ses compatriotes Golovin et Pierce. Dotée d'une confiance féroce, Tatiana avait obtenu une balle de match. Pendant quelques jeux, Mary a complètement débordé Amélie. Mais rien n'y fait. Depuis Los Angeles, en dépit d'un début de saison difficile à Sydney, Mauresmo accumule les victoires. "Amélie est beaucoup plus sereine" , confirme Mary. Pas seulement depuis Melbourne, mais depuis Los Angeles déjà."

En finale de l'Open Gaz de France, Mauresmo a "fait un début de match idéal" face à une joueuse combative mais diminuée par une blessure au pied qu'elle n'évoquera que plus tard. Les montées au filet de la N.6 mondiale n'ont eu aucun effet, en raison de la force d'appuis impeccables d'Amélie, de plus de régularité et une capacité à trouver des solutions tactiques en cours de match. "J'étais atteinte physiquement après ma demi-finale, mais une fois que l'on est sur le court, on applique les schémas de jeu et on oublie la fatigue. "

Le "luxe dudroit à l'erreur"

"Après Melbourne, j'ai eu un peu de mal à rejouer tout de suite", précise-t-elle sans cacher les aléas du circuit. "Tennistiquement, ce n'était pas évident. En revanche, mentalement, j'étais prête pour un nouvel objectif tel le tournoi de Paris." C'est là justement que tout a changé. Amélie voit loin, beaucoup plus loin, et cela lui évite désormais de subir l'angoisse du résultat. "Gagner ce tournoi, c'est bien mais cela n'aurait pas été dramatique de le perdre. En fait depuis ma victoire à l'Open d'Australie, j'ai gagné un droit à l'erreur" , avoue la Parisienne.

"C'est une sorte de sérénité qui se ressent dans tous les compartiments de mon jeu et dans ma vie. C'est un luxe inestimable de sentir ça", ajoute-t-elle avec un aplomb qui ne permet pas le doute. Habituée à ne pas cacher ses états d'âmes, Amélie ne cache pas sa paix intérieure.

"Ma vision du jeu s'est améliorée"

"On est à peu près dans les mêmes schémas Mary et moi. Après sa victoire en Grand Chelem (Ndlr : Open d'Australie 1995), elle avait senti qu'elle n'avait plus rien à perdre. Je ressens la même chose." Sur la même longueur d'ondes, Mary et Amélie n'ont pas offert une finale de rêve mais simplement un match de grande qualité entre deux joueuses du Top 10 capables de redevenir cette saison N.1 mondiale.

Comme Federer en ce moment - la comparaison s'arrête-là - Mauresmo gagne sans être forcément brillante à chaque match. Selon elle-même, ses récents trophées lui ont permis de progresser : "Sur le court, ma vision du jeu même s'est améliorée. J'anticipe mieux les coups."

Plus de lucidité, cela ne sera pas de trop lors de ses prochains défis. A peine aura-t-elle savouré l'accueil fantastique, voire l'hommage que lui ont réservé les spectateurs du Stade Pierre-de-Coubertin, qu'elle doit désormais préparer le tournoi d'Anvers où elle doit défendre son titre, face notamment à Kim Clijsters. Une simple étape sur le chemin escarpé qui la ramènera à Paris au printemps...

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Publié dans lilig02

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