mauresmo

Tennis Open d'Australie
[26/01/2006]
Amélie Mauresmo estime que son jeu a pris "une autre dimension" depuis sa première finale à l'Open d'Australie en 1999. La Française, qui se sent concernée par l'abandon de Kim Clijsters, "qui a eu son lot de blessures", affrontera une autre Belge, Justine Henin-Hardenne, pour le titre.
Comment avez-vous réagi quand Kim s'est blessée?
AMELIE MAURESMO : "J'étais un peu surprise. Je n'ai pas bien vu parce que j'étais en train de frapper la balle. Je ne connaissais pas la gravité de son entorse. C'est toujours une situation un peu étrange."
Cet abandon vous a-t-il privée de la joie de la victoire?
A. M. : "On peut considérer que c'est un peu frustrant. Mais j'ai envie d'aller au bout. La joie, s'il y a la victoire finale samedi, sera là de toute façon. On ne peut pas se réjouir de la blessure de Kim. J'espère que ce n'est pas trop grave et que ça ne va pas amputer sa saison. Elle a déjà eu son lot de blessures. Mais en ce qui me concerne, j'ai souvent joué de malchance, notamment ici en Australie. Cette fois, c'est un petit peu à moi d'être chanceuse aussi. L'intensité du match et l'engagement physique ne sont peut-être pas anodins dans cette blessure. On l'a sentie peut-être un peu fatiguée."
Qu'est-ce qui a changé depuis votre finale de 1999?
A. M. : "Beaucoup de choses. En tant que personne, j'ai évolué, mon jeu a pris une autre dimension. Je suis plus solide et plus consistante dans ce que je fais. C'est moins brouillon. Je suis beaucoup plus consciente de ce que je dois faire, que ce soit sur le plan physique ou ennistique. Mentalement, je suis plus posée. Aujourd'hui, c'est plus mesuré. Ça vient après le Masters et avec tout un tas d'expériences qui me permettent d'être là."
Qu'avez-vous gardé en mémoire de votre précédente finale?
A. M. : "Pas grand chose. J'étais un peu passée à côté. Je ne me souviens pas très bien. Le clin d'oeil, c'est que ma deuxième finale ait lieu de nouveau ici, où je suis arrivée sur la scène internationale. Ce n'est pas un hasard. La surface convient bien à mon lift, qui prend bien sur le Rebound Ace."
Que pensez-vous de votre adversaire, Justine Henin-Hardenne?
A. M. : "Elle a prouvé contre Sharapova qu'elle était une grosse bagarreuse et qu'elle ne lâchait jamais prise. Je m'attends à un match difficile, mais dans une finale ce n'est pas une surprise. Elle a remporté de grands titres. Elle évolue à un très haut niveau. Est-ce que c'est le meilleur tennis qu'elle ait jamais joué ou est-ce qu'elle est un peu en-dessous? C'est difficile à dire mais pour faire le match qu'elle a fait aujourd'hui contre Sharapova, il fallait être à un très haut niveau. Elle aime jouer en cadence et prendre l'ascendant assez rapidement dans l'échange. Il faudra l'empêcher de faire ça."
Vous sentez-vous vous-même proche de votre meilleur niveau?
A. M. : "J'en suis proche également. C'est difficile de se situer exactement. Il y a encore de petites choses à régler. Au premier set, il y a eu un peu de déchet que j'aurais aimé gommer".
Votre victoire au Masters a-t-elle modifié la donne?
A. M. : "Après cette victoire, je me suis dit que ça ne changeait rien. Je me suis préparée de la même manière. Les gens avec qui je travaillais sont restés autour de moi. Mais il est vrai aussi que je me suis prouvée que j'étais capable de battre les meilleures dans un grand événement. Ce n'était pas sur quinze jours, mais sur une semaine avec les huit meilleures. C'était assez similaire."
Dans la vie, êtes-vous proche de Justine Henin-Hardenne?
A. M. : "Du fait que nous sommes toutes les deux francophones, on partage plus de choses en dehors du court qu'avec d'autres joueuses, c'est certain."
Qu'allez-vous faire d'ici à la finale?
A. M. : "Je vais récupérer tranquillement et commencer demain à me concentrer sur la finale. Je vais garder la routine qui s'est installée match après match au long de cette quinzaine. On ne va pas changer grand chose