masters séries à bercy
Bercy vibre encore![]() Arnaud Clément et Fabrice Santoro, deux invités, ont offert le plein d'émotions aux spectateurs de Bercy, déçus par l'élimination de Grosjean mardi au premier tour et par l'absence de Monfils. Au 2e tour, Coria a été sorti par Berdych et Puerta a été battu par Djokovic. |
MS PARIS-BERCY - 1er tour A. Clément (Fra, wc) bat N. Kiefer (All) 6-4, 1-6, 7-6 (8/6)
Sorti par Nicolas à Roland-Garros (2e tour) et à l'US Open, Arnaud Clément a bien tenu la balle dans le court au premier set. Moins percutant que d'habitude, Kiefer n'a pas été dans la mesure de placer les accélérations dont il est coutumier. Au petit jeu des échanges sans rythme, le Français est sorti vainqueur grâce à un bon jeu de retour à 3-2 (second break). Les deux autres sets ont été plus équilibrés. Kiefer a mieux négocié le second (breaks à 1-3 et 1-5) sur des fautes de concentration de l'Aixois, mais Clément lui a imposé une pression constante dans le troisième. Au tie-break, il répond du tac au tac à son adversaire : ace pour ace. Toujours en tête, il profite de deux grosses fautes et conclut pour mieux séduire l'audience d'une volée de revers amortie. Tout à sa joie d'une victoire arrachée, Clément a déclaré : "Perdre une troisième fois contre lui après Roland-Garros et l'US Open, ça aurait été dur. C'est pourquoi je me suis battu à fond. Je ne dirais pas que je l'ai dominé. Cela s'est joué à un ou deux points. " F. Santoro (Fra, wc) bat J.Nieminen (Fin) 6-7(5/7), 7-6(7/4), 6-3
Le premier set est équilibré mais personne ne prend les devants. Lors du tie-break, "Magic Fab" sauve quatre balles de set puis s'incline. Breaké à 0-2 au début de la seconde manche, il lui faut un peu de réussite pour voir le Finlandais le laisser revenir immédiatement (2-2). Le visage marqué par la fatigue, Santoro a tenu bon en première balle pour disputer un second jeu décisif. Nieminen tape plus fort dans la balle mais se laisse bercer et endormir par la baguette de son rival. Hypnotisé, Jarkko est rejoint au score et la magie opère sur le public. Dès lors, Fabrice a beaucoup échangé avec les tribunes. Le doigt pointé vers le ciel, il est encore une fois revenu au score après avoir été breaké à 1-2. Enervé, Jarkko a finalement perdu le fil de la rencontre lors des trois derniers jeux. Santoro retourne à un mètre du carré de service et bluffe à chaque montée au filet. Ses chops mous côtés revers ont usé la patience du Finlandais et le break ultime à 5-4 est fatal. Incrédule, Santoro accepte l'ovation de fin de soirée...
T. Dent (Usa) bat S. Grosjean (Fra) 6-4, 7-6(7/5)
Déterminé, globalement solide au service, mais paniqué au passing dès la fin du premier set, le numéro 2 tricolore n'a plus trouvé la faille du service adverse après un excellent début de second set. Mené un set à zéro, Sébastien a réussi son premier break à 2-0. Débreaké immédiatement, il a ensuite bien servi mais s'est montré incapable de passer Taylor. Malgré de bons retours dans les pieds, ses premiers ou seconds passings ont été trop approximatifs. Le public de Bercy espérait un duel Roddick-Grosjean au 2e tour, il aura droit à un face-à-face de cow-boys intraitables au service. F. Verdasco (Esp) bat N. Lapentti (Equ, q) 6-7, 7-5, 7-5 J. R. Lisnard (Fra, LL) bat N. Mahut (Fra, Q) 6-3, 1-6, 7-6 . 2e tour T. Berdych (Rtc) bat G. Coria (Arg, 2) 6-4, 6-2 Guillermo Coria a une nouvelle fois fait la preuve de ses limites actuelles en indoor. Prince de terre battue, l'Argentin a conscience qu'il ne pourra pas briguer le trône de l'ATP sans briller sur surface rapide. A l'issue de son premier match au Masters Series de Paris-Bercy, force est de constater qu'il lui reste encore beaucoup de travail avant de pouvoir concurrencer Federer and Co sur taraflex.
N. Davydenko (Rus, 3) bat G. Rusedski (GB) 6-2, 6-2 N. Djokovic (SeM, q) bat M. Puerta (Arg, 4) 6-3, 7-6 (6) I. Ljubicic (Cro, 6) bat J. Blake (Usa) 6-3, 6-4. |

Arnaud Clément a donné du baume au coeur des spectateurs parisiens. Déçus par les forfaits à répétition des meilleurs joueurs mondiaux, ils avaient appris la veille que Gaël Monfils, showman en titre du tournoi, n'allait pas pouvoir faire apprécier ses glissades. Engourdis par tant de mauvaises nouvelles, ils ont suivi avec enthousiasme le petit exploit de Clément face à un joueur en regain de forme cette saison. L'Allemand a été plusieurs fois testé par Roger Federer (quatre rencontres pour autant de défaites mais des matches à chaque fois disputés), atteint le 4e tour à Roland-Garros et l'US Open avant de se faire battre deux fois en finale, récemment, à Moscou et Saint-Pétersbourg.
Décrié par ceux qui attendent qu'un joueur professionnel soit avant tout un joueur doté d'un palmarès impressionnant, critiqué par ceux qui privilégient l'efficacité à la beauté du geste, mais apprécié par l'ensemble des amateurs du tennis "à l'ancienne", Fabrice Santoro est et restera un joueur atypique qui aura eu le don de transformer des rencontres anodines en matches de tennis spectaculaires. Ce mardi soir à Paris, le POPB est encore sous les chocs des multiples forfaits des dix derniers jours, et de la défaite de Grosjean et à peine réanimé par la victoire de Clément. Santoro se retrouve face à un adversaire qui prend la rencontre à bras le corps. Déterminé, Nieminen joue dans un bon rythme et ne se laisse pas perturber par les balles molles de son adversaire.
Battu par Gaël Monfils à Lyon sans avoir été dominé par son cadet, Sébastien Grosjean a cette fois-ci dû admettre la supériorité de son adversaire du jour : Taylor Dent. Avec son physique de David Banner énervé, l'Américain est devenu au fil des années une terreur des joueurs peu enclins au passing. Ce mardi, ses enchaînements service ou retour-volée sont venus à bout du bras virevoltant du Français. A 27 ans, le Marseillais doit sérieusement s'attarder sur son jeu de jambes défaillant à Lyon et quelque peu imprécis à Bercy.
Confronté à Tomas Berdych, Coria avait de bonnes raisons d'aborder son premier tour avec méfiance. Le Tchèque a en effet depuis une année revêtu le costume de bourreau des ténors du plateau. Victoire aux derniers Jeux Olympiques face à Federer, succès face à Nadal cet été à Cincinnati... Un tableau de chasse impressionnant auquel il pourra désormais ajouter le nom de l'Argentin. Breaké d'entrée par Coria (1-3), le tombeur de Novak au premier tour a pris petit à petit ses marques et n'a offert aucun point gratuit. Service de plomb, revers dévastateurs, Coria ne n'a pas trouvé de solution et plus étonnant encore, a fait offrande du match en multipliant les mauvais choix et les cadeaux (6-4, 6-2). Après Pavel et Stepanek, finaliste en 2003 et 2004, Berdych pourrrait être la sensation de la 20e édition du Masters Series de Paris-Bercy.