mauresmo
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Stop ou encore ? Tel est le dilemme auquel doit faire face Amélie Mauresmo dans la dernière ligne droite d’une saison harassante. « Je suis « carbo », tout simplement vidée. Je n’ai plus d’énergie, » confie-t-elle ce vendredi dans les colonnes de l’Equipe après sa déroute au premier tour à Zurich face à la Slovène Katarina Srebotnik. Une défaite sans appel 6-0, 6-2 face à la 43eme joueuse mondiale. Une deuxième désillusion pour la protégée de Loïc Courteau, sans réaction comme face à l’Italienne Schiavone à Moscou la semaine passée (défaite 6-1, 6-1).
Lasse sur les plans physique et mental, la Française envisage de renoncer à la fin de saison, malgré la perspective du Masters dont elle fut finaliste en 2003 (battue par Kim Clijsters) et demi-finaliste l’an passé face à Serena Williams. « Amé », quasiment assurée de sa présence à Los Angeles (actuellement 5eme dans la course aux points) a décidé de s’accorder quelques jours de réflexion pour faire le point sur son manque actuel de sensations. La cinquième joueuse mondiale avait pourtant bien entamé sa saison indoor avec une finale à Filderstadt et des victoires convaincantes face aux Russes Petrova et Dementieva, avant de s’incliner pour la dixième fois de rang face à sa bête noire, l’Américaine Lindsay Davenport.
A l’image de Justine Hénin, sur le flanc, ou des sœurs Williams, dont les apparitions se font de plus en plus rares sur le circuit, Amélie Mauresmo fait les frais d’un calendrier aux cadences infernales et d’une lutte acharnée au sommet de la hiérarchie mondiale. D’autant que l’éphémère numéro un mondiale (en septembre 2004) reste très attachée à la Fed Cup, compétition où les filles de Georges Goven ont atteint la finale (perdue face aux Russes) sous l’impulsion de Mauresmo et de Mary Pierce. Avec 17 tournois au compteur depuis janvier (et deux titres en cinq finales à Anvers et Rome), la demi-finaliste de Wimbledon concède « être vraiment fatiguée. » Alors, Masters ou pas ? Comme souvent avec la cérébrale « Amé », tout risque de se jouer dans la tête et à l’envie.
