sébastien grosjean
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Une absence qui peut s’expliquer par le manque de matches, de victoires et donc de confiance, ingrédients indispensables à la bonne marche d’un tennisman. Une mauvaise passe pour le désormais numéro 2 tricolore, 27 ans, quadruple demi-finaliste en Grand Chelem, finaliste au Masters en 2001 et qui avait atteint la quatrième place mondiale en octobre 2002. Une saison en demi-teinte qui a, malgré tout, apporté quelques satisfactions au protégé de Brad Stine, comme son huitième de finale électrique et spectaculaire à Roland-Garros face à l’Espagnol Rafael Nadal, futur vainqueur de l’épreuve, ou son quart de finale perdu en cinq sets face à l’Américain Andy Roddick à Wimbledon, qui confirmait ses excellentes dispositions sur le gazon anglais (deux ½ en 2003 et 2004) et une « main » toujours aussi efficace quand le physique suit.
Le reste du temps, Grosjean a alterné le bon (finale à Houston avec une victoire en quart contre André Agassi, la seule de sa saison face à un membre du Top dix) et le médiocre, à l’image de sa saison de Coupe Davis. Peu préparé et relevant de blessure, le Marseillais s’était montré fantomatique en mars sur la terre battue de Strasbourg face aux Suédois, livrant deux prestations indigentes face aux frères Johansson. Avant de déclarer forfait pour la demi-finale face aux Russes dans la foulée de son bon parcours à Wimbledon. De quoi alimenter une petite polémique avec le capitaine Guy Forget et susciter des commentaires quant à sa motivation. Pour l’heure, le pensionnaire de Boca Raton en Floride espère briller à Saint-Pétersbourg puis Bercy, deux tournois où il s’est déjà imposé respectivement en 2002 et en 2001. L’occasion de glaner de précieux points pour améliorer son classement et aborder au mieux l’année 2006 et son premier rendez-vous d’importance, l’Open d’Australie.
