salut a tous
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L'interview de l'Américain après la raclée reçue en demi-finale de l'Open d'Australie donne à la fois l'ampleur de son désarroi et de bonnes raisons de croire qu'Andy est un gars vraiment sympathique. Complexé mais sympathique. Pire, il est apprécié par Roger Federer, son éternel bourreau.
Bien sûr, nous sommes tous d'accord, la performance de Federer est à la hauteur de ce que l'on attendait du N.1 mondial. Au premier set, il a tout simplement effacé tous les espoirs de son adversaire. Mais il ne faut pas oublier que ce n'est pas la première "déculottée" de l'Américain face à "Rodgeur". Une treizième défaite, précisément.
La finale de Wimbledon 2005 avait été un grand moment de tennis aussi. Au génie de Federer avait parfaitement profité de l'obstination un peu pataude de Roddick qui enchaînait les service-volées comme on sert des hamburgers. Cette fois-ci, on sentait l'Américain prêt à livrer un tennis "total" pour défier le Suisse. Ses mauvais choix et son jeu de jambes beaucoup trop lent ont fait échouer sa tentative.
Techniquement, un détail me paraît révélateur. Roddick joue dans la profondeur, assez fort. Cela peut déstabiliser les joueurs qui jouent en cadence (Safin) comme ceux qui aiment attaquer (Ancic). Face à un joueur qui prend la balle tôt et qui utilise le court dans ses grandes largeurs, cela ne suffit pas.
"Je n'ai jamais fait ça de ma vie"
Il n'est pas question ici d'expliquer l'inexplicable. Roger Federer, interrogé après le match a déclaré : " J'ai converti mes sept balles de break ! Je n'avais jamais fait ça de ma vie ! C'est phénoménal. C'est un des meilleurs matches de ma vie. Avec celui contre Hewitt en finale de l'US Open 2004 (6-0, 7-6, 6-0) et la demi-finale de Wimbledon 2006 face à Björkman (6-2, 6-0, 6-2)."
On peut simplement poser que le jeu de l'Américain convient parfaitement à celui du Suisse et que la fatalité des face-à-face réside dans l'incapacité de Roddick à déborder Federer.
Privé de profondeur, il est resté à la merci des contres du Suisse dont le coup d'oeil génial n'a dégal que son sens tactique : "Au Masters, à Shanghai en novembre, j'avais trop utilisé mon revers lifté contre lui. Là, je me suis servi beaucoup du slice pour le faire venir, le laisser diriger le jeu et, ensuite, sortir les passings. "
L'analyse de Roddick, toujours très sympathique dans l'autodérision, est plus laconique : "C'était frustrant, misérable, nul, terrible. Mais à part ça, ça allait."
Après tant de défaites aussi nettes, Roddick doit admettre son impuissance pour le moment : Il ne peut pas briller face à Federer, il ne peut pas le déborder. Appréhender leur future confrontation sans cette obsession lui ôtera peut-être ses complexes et sa frustration.

"Je ne suis pas le genre à entrer sur le court avec une liste de deux pages pleines de stratégies, je ne fonctionne pas comme ça, je commence mes matches en sachant ce qu'il faut faire pour battre l'autre, en connaissant ses faiblesses, mais après c'est surtout une question d'instinct", a déclaré vendredi Maria Sharapova, première Russe à disputer la finale à Melbourne.
Interrogée sur ce qui sera la clé de ce match, elle a dit: "Il faudra bien servir et saisir les occasions quand elles se présentent." C'est tout ? "Oui, je sais que je dis toujours la même chose, mais c'est vraiment ça."
Avant de redevenir N.1 mondiale lundi, Sharapova, qui a remporté Wimbledon en 2004 et l'US Open il y a quelques mois, est à la recherche d'un premier titre à Melbourne.
"Une fois ça suffit"
Alors nerveuse ? "Bien sûr. Sauf à être un robot, c'est complètement normal d'avoir l'estomac noué avant une finale du Grand Chelem. Mais j'ai déjà connu ça à deux reprises, l'important est de savoir comment gérer cette tension."
En 2005, elle avait eu trois balles de match en demi-finale avant de perdre son match. C'était contre... Serena Williams. "Une fois ça suffit", a commenté Sharapova, qui a constaté une réelle montée en puissance ces derniers jours, après être passée à deux doigts de l'insolation et à deux points de la défaite face à la Française Camille Pin (6-3, 4-6, 9-7) au premier tour.
"Quand vous sortez d'une telle épreuve vous n'êtes pas sûre de tenir le coup physiquement par la suite, a-t-elle avoué. Mais j'ai bien récupéré et j'ai facilement gagné mon match suivant. Jusqu'à la demi-finale, je n'ai cependant pas eu l'impression de bien jouer. Le match contre Kim (Clijsters) a été un tournant. Soudain, j'ai fait les choses qu'il fallait au moment qu'il fallait. Ça me donne beaucoup de confiance pour la finale ."
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| PANORAMIC |
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Difficile de savoir ce qu’il faut retenir de cette entrevue expresse : la fabuleuse aisance d’un Federer au-dessus de tous ou la longue descente aux enfers d’un Roddick qui avait, jusqu’alors, fait montre d’un tout autre visage ? Les deux à n’en pas douter même si le calvaire enduré par l’Américain restera, aux yeux de tous, le fait marquant de ce match à sens unique. Opposés pour la quatorzième fois l’un à l’autre, le Texan a en effet enregistré sa treizième défaite. Mais bien plus qu’un neuvième insuccès de rang, ce raté là concédé 6-4, 6-0, 6-2 avait des relents désagréables de déroute, de débâcle.
Et pourtant. Coaché par le légendaire Jimmy Connors depuis quelques semaines maintenant, l’ex numéro 1 mondial abordait son duel à venir contre le maître actuel du circuit sans appréhensions aucunes. Conscient de ses carences techniques face au maestro des courts, Roddick avait préparé la rencontre avec minutie, élaborant un schéma tactique avec son mentor où son puissant service jouait un rôle majeur. Une arme qui, combinée à un revers acéré, devait lui permettre de causer quelques problèmes au Bâlois. Et de retarder une échéance que d’aucuns qualifieraient de fatale. Un plan de route audacieux qui n’aura tenu que le temps d’une première manche concédée 6-4. Car le dernier représentant US du tableau australien s’apprêtait, sans le savoir, à vivre une fin de match cauchemardesque, encaissant 8 jeux de rang pour se retrouver mené deux sets à rien, 2-0 dans le dernier opus. De la correction XXL pour Roddick, littéralement dompté par son rival du jour, qui tentait, avec difficultsé, de sauver les meubles, s’inclinant finalement 6-4, 6-0, 6-2, l’honneur à peu près sauf. |

Est-ce étonnant de vous retrouver en finale ?
S.W. : Je ne dirais pas que c'est étonnant. Je suis ravie, heureuse, mais pas surprise, non. C'est un de mes plus grands exploits, bien sr, surtout lorsqu'on regarde mon classement (81e). Mais c'est quelque chose à quoi je pouvais m'attendre. A Hobart (son tournoi de rentrée) c'était différent. J'étais encore rouillée. C'était une bonne idée d'aller là-bas. J'ai vu la rouille tomber de mon jeu, littéralement. Je m'en suis débarrassée.
Vous revenez et vous gagnez, est-ce que ça signifie que dans l'absolu vous êtes la meilleure ?
S.W. : J'ai toujours été très forte mentalement, plus forte que la plupart des autres joueuses et le tennis c'est 80% de mental. J'ai toujours cru en moi, plus que quiconque et quoiqu'il arrive. Je sais que si je joue bien, c'est difficile de me battre pour tout le monde sur le circuit... féminin. Si je joue mon jeu et que je fais ce que dois faire, c'est très dur pour les autres. Mais je me concentre sur moi, pas sur mes adversaires. Serena Williams n'est pas un penseur, mais une joueuse de tennis.
Est-ce une revanche par rapport aux critiques ?
S.W. : J'adore donner tort à ceux qui doutent de moi, y compris dans mon entourage. J'aime ça plus que tout, en dehors du fait de gagner bien sr. C'est la grande histoire de ma vie. J'ai toujours d le faire. Quand que je suis arrivée sur le circuit, c'était Venus, Venus, Venus, Venus (sa soeur) et.... ah oui, la petite soeur. Ca me motive tous ces gens qui ne croient pas en moi. Cela me donne de la force.

OPEN D'AUSTRALIE - Demi-finale messieurs
Roger Federer (SUI, 1) bat Andy Roddick (USA, 4) 6-4, 6-0, 6-2 en 1h25
Prochain adversaire en finale: Gonzalez ou Haas
Et dire qu'il se sentait prêt... Pour sa quatorzième rencontre face au n°1 mondial, Andy Roddick est complètement passé à côté de sa demi-finale de l'Open d'Australie. Pire, l'Américain s'est fait ridiculiser par Roger Federer qui a réalisé en face le match parfait. Prenant toutes les mauvaises décisions au moment les plus importants, Roddick a été éliminé de la course à la finale australienne pour la 3e fois de sa carrière, après deux échecs en 2003 et 2005.
Avant ce match, le Suisse estimait effectivement que Roddick avait fait des progrès, notamment après sa défaite à l'Américain en tournoi exhibition de Kooyong en début d'année en parallèle du circuit ATP. Fort de cette victoire qui mettait un terme à huit défaites de suite face au n°1 mondial, Andy croyait fermement en ses chances d'un nouvel exploit, mais cette fois-ci en match officiel... Raté.
Une performance "irréelle"
En l'espace de 1h23 de match, Roddick a littéralement sombré en vivant certainement son pire match face au Suisse. Il y avait bien cette finale de Bangkok, perdue 4-6, 0-6 en 2004, mais ce revers en demi-finale de Grand Chelem restera à jamais comme la plus belle claque jamais donnée par le Suisse à l'Américain. Federer qualifiait même son jeu "d'irréel" à la fin du match.
Et encore, il est même difficile de dire qu'il y a eu match. Jugez plutôt. Federer a converti les sept balles de break sur les sept qu'il s'est procurées, a signé 45 coups gagnants pour seulement 12 fautes directes. En face, Roddick a commis 18 erreurs de son plein gré, pour seulement 11 points gagnants.
"Comment je me sens ? Dépressif!"
Avec des balles beaucoup trop courtes à l'échange de son adversaire, Roger s'est fait plaisir en alignant aussi bien les passings de revers (14 fois) que les coups droits (16). Même avec un mental d'acier, personne n'aurait pu s'en relever. Pas même Andy qui, renaissant aux côtés de Jimmy Connors depuis fin 2006, ne fut que l'ombre de lui-même face aux statistiques qui donnent le tournis. Mais où était celui qui a eu trois balles de match en finale de la Masters Cup 2006 et celui qui a battu le Suisse pour la première fois de la saison ?
Si on continue dans les chiffres, on s'apercevra que Roddick a perdu son treizième match de suite en match officiel face au Suisse, dont le neuvième d'affilée. "Comment je me sens ? Dépressif! , avouait Roddick. C'est terrible. Je ne m'attendais pas à ça. J'ai reçu une fessée ce soir. Après 4-4, il m'a breaké une fois, puis encore une fois, encore une fois, encore... et c'était fini 24 minutes."
L'Américain voit donc de loin Federer s'envoler vers sa 7e finale de suite en Grand Chelem pour glaner son 3e titre à Melbourne. De quoi donner le vertige. "J'avoue que j'aurais payé beaucoup d'argent, pour ne pas venir ce soir en conférence de presse, poursuit Andy. J'avais envie de m'enfuir. Je fais de mon mieux pour ne pas être découragé. Et de terminer: Les chances de son adversaire en finale ? Minces." Mais Gonzalez et Haas sont-ils prêts à leur tour ?

OPEN D'AUSTRALIE - 3e tour messieurs :
David Nalbandian (ARG/N.8) bat Sébastien Grosjean (FRA/N.28) 5-7, 4-6, 7-6 (7/4), 6-4, 6-1
Prochain adversaire : Mayer ou Haas.
Le scénario est cruel pour Grosjean, il est inespéré pour Nalbandian. Pour la deuxième fois du tournoi, l'Argentin se qualifie après avoir été mené deux sets à rien. Quant au Français, qui a eu trois balles de match à 0/40, 5-4 dans la troisième manche, sur le service de son adversaire, il est passé à côté d'une victoire qui aurait pu relancer sa carrière.
Pendant deux sets et demi, le Français a évolué à son meilleur niveau. Epoustouflant en coup droit, patient, tonique, il a débordé l'Argentin qui était pourtant dans de bonnes dispositions au début de la rencontre.
Déboussolé par la vivacité du bras marsellais, Nalbandian a commis ensuite un nombre incalculable de fautes directes (en fait : 38 en deux sets pour 57 au total contre 53 pour Grosjean).
Nalbandian : "J'ai eu de la chance"
Idéalement, le Français, qui avait breaké au meilleur moment à 6-5 dans la première manche, puis à 5-4 dans la seconde, n'allait pas laisser passer sa chance à 5-4 dans le troisième. Erreur. A 0/40 service Nalbandian, le Français a eu une hésitation coupable sur un revers. Le match était fini.
Curieusement, malgré quelques pétards tardifs, c'est un homme épuisé, qui a secoué la tête de dépit, mentalement et physiquement, qui a échoué en cinq sets face à un adversaire à sa portée. Diminué, le Français a encore eu deux balles de break à 4-4 dans la quatrième manche !
"Sauver des balles de match, parfois c'est parce qu'on est vraiment fort, d'autres fois parce que c'est qu'on a de la chance. Aujourd'hui, j'ai eu de la chance, Nalbandian est lucide sur sa performance du jour.
Au premier tour, c'était différent. Il faisait très chaud, mon adversaire (Tipsarevic) n'était pas bien et je savais que si je l'embarquais dans de longs échanges, j'avais de bonnes chances de gagner le point. Aujourd'hui, j'ai eu de la chance. Je suis ravi mais, franchement, je préférerais gagner en trois sets. "
Amoindri par une tendinite au genou gauche, Nalbandian avait perdu les deux matches qu'il a disputés en début d'année, à Chennai face au modeste Danois Kristian Pless et lors de l'exhibition de Kooyong contre Marat Safin.
Avec Roger Federer, il est le seul joueur en activité à avoir atteint les demi-finales des quatre tournois du Grand Chelem.
Quant à Sébastien Grosjean, il devrait sortir du Top 30 et cèder sa place de N.2 français à Arnaud Clément.

OPEN D'AUSTRALIE - 3e tour messieurs
Rafael Nadal (ESP/N.2) bat Stanislas Wawrinka (SUI/N.31) 6-2, 6-2, 6-2
Prochain adversaire : Murray ou Chela.
Les observateurs et techniciens français et suisses sont unanimes, Stanislas Wawrinka est promis à un bel avenir. Pour l'instant, il doit poursuivre son apprentissage. En 2007, première leçon : apprendre à contrôler le lift violent de Nadal et jouer à son rythme.
Balayé sur le score sans appel de 6-2, 6-2, 6-2, Stanislas a tenté de jouer en cadence face au numéro 2 mondial qui n'attendait pas mieux pour se placer sur orbite avant un 4e tour dangereux face à Murray ou Chela.
Rafael Nadal a expliqué avant le tournoi qu'il avait passé ses "vacances" à s'entraîner au service. On n'avait pas vraiment vu la différence à Chennai, mais contre Wawrinka, ce que l'on peut considérer comme son meilleur match de début de saison, la puissance de sa première balle a été décisive.
Le geste est dense, manque d'amplitude, mais possède le fouetté caractéristique du Majorquin. Cela va plus vite tout en étant assez sécurisé.
La balle de match, un coup droit pris à l'extérieur des limites du court qui rencontre sur l'intersection des lignes de fond, est à l'image de l'audace permanente des contres de Nadal. Un régal ou un cauchemar selon le point de vue.
LES FRANÇAIS
David Nalbandian (ARG/N.8) bat Sébastien Grosjean (FRA/N.28) 5-7, 4-6, 7-6 (7/4), 6-4, 6-1
Prochain adversaire : Mayer ou Haas.
Sébastien Grosjean a obtenu trois balles de match face à David Nalbandian, mais c'est l'Argentin qui sera au 4e tour de l'Open d'Australie. Le Français confirme ses difficultés à s'imposer face aux membres du Top 10.
LES AUTRES RESULTATS
Plusieurs matches de la sixième journée de l'Open d'Australie samedi à Melbourne ont été reportés à dimanche en raison de la pluie. Seules les parties programmées sur les deux courts principaux, dotés de toits rétractables, pouvaient avoir lieu normalement.
Florian Mayer (GER) - Tommy Haas (GER/N.12)
Tomas Berdych (CZE/N.13) - Dimitry Tursunov (RUS/N.21)

Après un premier set accroché, Fabrice Santoro n'est pas parvenu à faire déjouer Nikolay Davydenko qui s'impose en trois sets pour rallier le 4e tour de l'Open d'Australie. Le sang-froid du Russe a eu raison de la résistance du Français, qui restait sur un quart de finale à Melbourne.
OPEN D'AUSTRALIE - 3e tour messieurs
Nikolay Davydenko (RUS, 3) bat Fabrice Santoro (FRA) 7-6, 6-2, 6-2
Prochain adversaire: Berdych ou Tursunov.
Nikolay Davydenko a retrouvé le sourire. Avare de toute émotion en règle générale, le Russe avait clairement un air de soulagement à la fin de sa rencontre face à Fabrice Santoro. Car le 3e joueur mondial n'a mis que deux heures pour venir à bout du Français qui aura une nouvelle fois donné tout ce qu'il avait... même si cela ne fut pas suffisant.
Il a pourtant fallu une heure de jeu pour voir le Russe prendre la mesure du Français lors du premier set. Abonné à l'imprécision, Davydenko ne parvenait pas à prendre Santoro de vitesse. Mieux, il était poussé à la faute (38 sur l'ensemble de la rencontre, dont 21 lors du premier set). Un brin d'énervement qui a failli lui coûter le set. Breaké au 7e jeu, il parvenait à revenir immédiatement à hauteur, avant de faire la différence au jeu décisif remporté 7 points à 1.
"Je continuais une demi-heure de plus, je terminais aux urgences"
Les raisons de cette réussite résident dans sa renaissance au service, et surtout beaucoup moins d'erreurs à l'échange qu'en début de partie. Deux éléments qui permettent à Davydenko de faire la différence, Santoro courant en vain derrière toutes les balles. S'il a fallu une heure de jeu pour conclure le premier set, une heure et deux sets plus tard, l'affaire était réglée. Vainqueur du Français pour la quatrième fois en autant de confrontations, le Russe se qualifie pour le 4e tour de Melbourne pour la 3e fois de suite.
Mais Santoro n'a de regret: "C'est une défaite en trois sets, mais c'est mon meilleur match du tournoi ! J'ai donné le maximum, j'étais bien physiquement. Mais c'est une machine. C'est le seul joueur à me poser autant de problèmes. Contre Federer au moins je sais quoi faire. Contre Davydenko, je ne sais pas comment m'y prendre. Je préfère jouer Nadal ! Je me sens impuissant. Il renvoie tout, vite et bien, il a une vitesse d'exécution extraordinaire."
Et de continuer: "Comme je ne peux pas faire service-volée contre lui -il va me transpercer systématiquement- j'avais une autre tactique: jouer au centre. Ça a marché, je l'ai breaké comme ça (au premier set). Mais si je continuais une demi-heure de plus, je terminais aux urgences ! Car lui il fait droite-gauche, droite-gauche.... il est inépuisable. Il est remarquable, il ne fait pas grand chose pour être reconnu, mais il est bien le N.3 mondial."

OPEN D'AUSTRALIE - 3e tour messieurs
LE MATCH DU JOUR
Andy Roddick (USA/N.6) bat Marat Safin (RUS/26) 7-6, 2-6, 6-4, 7-6
Prochain adversaire: Ancic
Andy Roddick a fait parler la poudre pour venir à bout d'un Marat Safin combatif, mais un peu court physiquement pour espérer la victoire. Il remporte le match en 4 manches au bout de 3h12 d'efforts. Il sera opposé au Croate Mario Ancic.
LES FRANÇAIS
R.Gasquet (FRA/N.18) bat G.Monfils (FRA) 6-0, 4-6, 7-5, 6-3
Prochain adversaire: Robredo
Richard Gasquet s'est qualifié pour le 4e tour de l'Open d'Australie en dominant en quatre sets Gaël Monfils, gêné à une cheville. Le n°1 Français a dominé les débats face à son compatriote, malgré une frayeur durant le troisième set. Gasquet rencontrera l'Espagnol Robredo, vainqueur de Querrey.
LES AUTRES RESULTATS
Novak Djokovic (SRB/N.14) bat Danai Udomchoke (THA) 6-3, 6-4, 5-7, 6-1
Prochain adversaire: Federer
Roger Federer (SUI/N.1) bat Mikhail Youzhny (RUS/N.25) 6-3, 6-3, 7-6 (7/5)
Roger Federer n'a laissé aucune chance à Mikhail Youzhny, sa victime au troisième tour de l'Open d'Australie. Le Suisse se dirige à grands pas vers Novak Djokovic, le premier défi de taille de sa campagne australienne 2007.
Mardy Fish (USA) bat Wayne Arthurs (AUS) 3-0 abandon (genou)
David Ferrer (ESP/N.16) bat Radek Stepanek (CZE/N.20) 6-7 (5/7), 4-6, 6-0, 6-4, 6-3
Mario Ancic (CRO/N.9) bat Dominik Hrbaty (SVK/N.22) 6-3, 6-2, 6-1
Tommy Robredo (ESP/N.7) bat Sam Querrey (USA) 6-4, 6-7 (5/7), 6-2, 6-1

OPEN D'AUSTRALIE, 3E TOUR:
Richard Gasquet (FRA/18) bat Gaël Monfils (FRA) 6-0, 4-6, 7-5, 6-3
Prochain adversaire: Robredo
Richard Gasquet se trouve au-dessus. Nettement au-dessus de Gaël Monfils. Pas seulement du point de vue du classement ATP. Le n°1 Français, 17e au rang mondial, a souvent mis en exergue la différence de niveau qui existe entre lui et son cadet de trois mois. Plus mature, plus complet, Gasquet a dirigé l'essentiel des débats, affichant une supériorité tactique flagrante et prenant à défaut Monfils sur son propre domaine de prédilection: la puissance. Certes, le Francilien souffrait avant cette partie d'une douleur à la cheville, qui s'est réveillée sur la fin mais ne suffit pas à expliquer la défaite.
Monfils peine à rentrer dans la partie. Visiblement tendu, pas aussi bondissant que face à Baghdatis au tour précédent, le 59e mondial ne parvient pas à régler son service et se trouve vite en difficulté. D'autant que Monfils se contente de renvoyer la balle lors des premiers échanges, dominés par Gasquet. Le natif de Béziers, qui affiche une régularité et une efficacité impressionnantes au service (93% de réussite en première balle), ne commet que deux fautes directes durant le premier set. Et enchaine les points gagnants pour s'adjuger la manche en vingt petites minutes (6-0). Monfils retrouve en partie son tennis à l'entame du deuxième set. Il réalise le break d'entrée et parvient enfin à claquer ses coups droits.
Gasquet plus constant
Le Francilien commet moins de fautes directes que son adversaire et sa première balle gagne en qualité. Cela se voit au tableau d'affichage. Monfils s'envole vers le gain du set. Puis se contracte. Gasquet, toujours à l'initiative du jeu, trouve les failles et remonte au score. Insuffisamment. Aux moments opportuns, les premiers services de Monfils se transforment en missiles (0-6, 4-6). La partie gagne en intensité. Monfils retrouve toute sa vélocité et multiplie les courses de fond de court. Sa défense s'avère plus efficace. Mais ne fait pas assez douter le n°1 Français, qui continue d'occuper le filet efficacement. Monfils ne concrétise pas l'une de ses rares occasions de faire la différence au score, à 3-3 sur le service de Gasquet.
Le tournant du set. Car le Biterrois se reprend. Et ne laisse pas passer sa chance quand elle se présente. Sa seule balle de break est une balle de set. Gasquet ne la loupe pas et mène donc deux manches à une (7-5). Monfils s'écroule rapidement lors du quatrième set. Alors qu'il mène 40/0 sur son service pour égaliser à 2-2, le Francilien cède physiquement et techniquement. Sans inspiration à de nombreuses reprises, le 59e au classement ATP cède sa mise en jeu. Gasquet confirme le break (4-1) et place un pied au tour suivant. Aucun des deux Français ne tremble sur son service. Richard Gasquet finit la rencontre sur un jeu blanc, au bout de 2h25 de jeu. Pour sa quatrième participation à l'Open d'Australie, il atteint enfin le 4e tour du tournoi, durant lequel il se frottera à l'Espagnol Tommy Robredo. Avec, en perspective, un nouveau duel face à Roger Federer.
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