salut a tous
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COUPE DAVIS - 1er tour
France-Roumanie 2-0
Clément/Llodra (FRA) - Mergea/Tecau (ROU)samedi dès 14h00
Arnaud, vous allez évoluer avec Michaël Llodra pour la sixième fois côte à côte en Coupe Davis&hellip
ARNAUD CLEMENT: Pour l'instant, ça marche bien pour nous. Même si on ne joue pas forcément très souvent ensemble pour différentes raisons on a eu chacun des pépins physiques l'an passé et on n'avait pas exactement les mêmes programmes , on prend beaucoup de plaisir à jouer ensemble. Et encore plus en Coupe Davis. Aujourd'hui, on retrouve nos marques très facilement. On aborde donc cette rencontre avec beaucoup de plaisir, beaucoup de motivation.
MICHAËL LLODRA: Avec Arnaud, cela va bien au-delà d'une simple association en double. Le fait d'être ami dans la vie, ça aide et cela rapproche quand on a des difficultés à se trouver sur le terrain, ou quand on joue un peu moins bien.
Le double risque, une nouvelle fois, de se révéler très important&hellip
MICHAËL LLODRA: Oui, c'est vrai. En Coupe Davis, on dit toujours que l'équipe qui remporte le double a de grandes chances de remporter la rencontre. Avec Arnaud, on reste sur quatre victoires de suite en double en Coupe Davis, même si, malheureusement on n'a pas remporté les quatre dernières rencontres ! On essaie de donner le meilleur de nous-mêmes. On se prépare du mieux possible et on arrive le samedi remonté à fond, avec une énorme motivation. Comme à chaque fois, on donnera le meilleur de nous-mêmes et on verra bien ce qui se passera samedi.
On sait que vous pouvez évoluer en simple. Votre statut de joueur de double vous convient-il ?
ARNAUD CLEMENT: Une équipe, ce sont quatre joueurs. Par le passé, j'ai été titulaire en simple. L'année dernière, j'ai encore évolué en simple en raison des blessures de Sébastien. Cela peut de nouveau nous arriver. Donc, avec « Mika », on s'est préparé pour éventuellement jouer en simple, en cas de blessure ou de « coup de moins bien » de Sébastien ou de Richard, ce que l'on ne souhaite pas, évidemment.
La Coupe Davis, c'est toujours un moment à part dans la saison ?
ARNAUD CLEMENT: Bien sûr, ce sont les moments les plus importants de la saison. C'est là où la pression est la plus forte. C'est le moment où l'on représente notre équipe, la France. C'est forcément spécial et différent du reste de la saison, où l'on joue pour soi, pour son entraîneur. Là, c'est autre chose, et il est clair que ces rencontres de Coupe Davis figurent en gros dans mon programme. »
Vous êtes aujourd'hui le pilier du double. Vous le ressentez comme cela ?
MICHAËL LLODRA: Je ne me considère pas comme le pilier du double, tout simplement parce que Arnaud a prouvé à maintes reprises qu'il était aussi un excellent joueur de double. Il a gagné des tournois avec des joueurs différents, et pas seulement avec moi. Je me régale à jouer avec lui. En ce qui me concerne, je suis catalogué comme un joueur de double. Mais comme l'a dit Arnaud, on peut être amené à jouer en simple. Alors, on se prépare de la meilleure façon possible pour parer à tout problème éventuel. Mais le principal, c'est que l'on soit ultra motivés et prêts à tout donner. Et pour nous, ce sera samedi.
Mais étant donné l'importance du point du double, c'est très valorisant&hellip
MICHAËL LLODRA: Oui, c'est valorisant. De par mes résultats dans cette discipline, on peut effectivement dire que je suis le pilier, mais je ne fais pas le boulot tout seul. On forme une équipe. Il n'y a pas qu'un seul joueur dans notre équipe. On gagne ou on perd en équipe. Si demain, on venait à perdre, on ne dirait pas : « C'est la faute d'Arnaud ou c'est la faute de « Mika ». On n'a pas du tout cette philosophie. On gagne en homme, on perd en homme.

COUPE DAVIS 2007 - 1er tour
. FRANCE - ROUMANIE 2-0
Richard Gasquet (FRA) bat Victor Hanescu (ROU) 7-5, 6-2, 6-2
Richard Gasquet a donné le premier point à la France dans son match du premier tour de la Coupe Davis contre la Roumanie en balayant Victor Hanescu en trois sets 7-5, 6-2, 6-2 et 1h 33 min de jeu, vendredi à Clermont-Ferrand. Sébastien Grosjean devait affronter le N1 roumain Andrei Pavel dans le deuxième simple.
Le Français, 16e mondial, n'a eu à lutter que dans le premier set, contre un joueur tombé à la 755e place à l'ATP à cause de problèmes de dos. Hanescu, ancien quart de finaliste à Roland-Garros, n'en était qu'à son deuxième match depuis mai 2006.
Gasquet a été très solide sur son service, ne concédant pas la moindre occasion de break à son adversaire, un géant d'1,98 m. Il a aussi réussi plus de coups gagnants (41 à 34) et commis deux fois moins de fautes directes (14 à 28).
Sébastien Grosjean (FRA) bat Andrei Pavel (ROU) 4-6, 5-7, 6-3, 6-1, 6-2
Sébastien Grosjean est revenu de deux sets à 0 pour battre Andrei Pavel en cinq manches 4-6, 5-7, 6-3, 6-1, 6-2 et donner à la France un avantage de 2 points à 0 face à la Roumanie. Grosjean a commencé son match totalement crispé face au vétéran roumain de 33 ans, un ancien quart de finaliste de Roland-Garros tombé à la 118e place mondiale. Dans la deuxième manche, le Marseillais a mené 5 jeux à 2 et obtenu cinq balles de set avant de laisser son adversaire remonter.
Pavel, toujours talentueux mais visiblement pas très affté, s'est effondré physiquement à partir du troisième set. Il reviendra à la paire Arnaud Clément et Mickaël Llodra de conclure le match samedi dans le double. L'équipe roumaine annoncée lors du tirage au sort est composée de Florin Mergea et Horia Tecau, deux inconnus classés au-delà de la 350e place mondiale, mais rien n'empêche le capitaine de lancer Pavel ou Hanescu, ou les deux.

COUPE DAVIS - 1er tour
. FRANCE-ROUMANIE à Clermont-Ferrand
Vendredi, à partir de 13h00:
Richard Gasquet contre Victor Hanescu
Sébastien Grosjean contre Andrei Pavel
Samedi, à partir de 13h45:
Arnaud Clément/Michaël Llodra contre Florin Mergea/Horia Tecau
Dimanche, à partir de 13h30:
Richard Gasquet contre Andrei Pavel
Sébastien Grosjean contre Victor Hanescu

COUPE DAVIS - 1er tour
France-Roumanie, à Clermont Ferrand
Vous avez retenu Arnaud Clément, Richard Gasquet, Sébastien Grosjean et Michaël Llodra pour disputer cette rencontre. Pouvez-vous expliquer les raisons de ce choix ?
G.F. : Je pense qu'aujourd'hui ce sont ces garçons là qui ont le plus de chances de rapporter des points contre la Roumanie. Sur ce que j'ai vu en Australie, Richard et Sébastien m'ont donné l'impression d'être les plus constants et les plus performants sur les simples.
Quant à Michaël et Arnaud, ils ont toujours réalisé de bonnes prestations en Coupe Davis. Et même si leur parcours en double à l'Open d'Australie a été moyen compte tenu de l'état de « Mika », qui a eu un virus et 40° de fièvre, ils devraient pouvoir tenir leur rang avec un minimum d'entraînement. En plus de cela, Arnaud Clément peut, en cas de besoin, faire un très bon joueur de simple aussi. Il a gagné deux tournois l'année dernière et figure parmi les quarante meilleurs joueurs mondiaux.
La polyvalence d'Arnaud Clément explique aussi qu'il n'y a pas de cinquième joueur retenu ?
G.F. : Il y a plusieurs raisons à cela. D'abord, on joue à Clermont-Ferrand. Donc, ce n'est pas très loin pour faire venir un joueur en cas de problème. Gaël Monfils ou Julien Benneteau savent qu'ils peuvent être appelés en cas de besoin.
D'autres garçons auraient pu mériter de faire partie de l'équipe. Maintenant, sur cette rencontre, j'ai préféré partir avec quatre joueurs. C'est un peu plus simple que d'en prendre cinq. Je n'ai aucune raison de penser qu'ils vont se blesser et en cas de pépin, d'autres joueurs peuvent être là en quelques heures.
Quelles sont les satisfactions que vous avez ramenées d'Australie ?
G.F. : J'ai trouvé Richard beaucoup plus solide que l'année dernière. Il est en progrès nets, surtout physiquement et son niveau de jeu est aussi plus constant au cours d'un match. Sébastien s'est rassuré et il a rassuré tout le monde en montrant que dans les grands rendez-vous, on pouvait compter sur lui. Il arrive toujours d'une manière ou d'une autre à hausser son niveau de jeu.
Il y a eu des petits soucis aussi comme la blessure de Paul-Henri Mathieu, mais dans l'ensemble, avec ces joueurs et s'ils jouent à leur juste valeur, c'est une rencontre qu'on doit pouvoir gagner.
Sébastien Grosjean avait quitté l'Australie légèrement blessé. Avez-vous eu des nouvelles rassurantes ?
G.F. : Oui. Il a subi des examens aux Etats-Unis et il a une petite élongation. A priori, ça devrait aller. Il a déjà repris la course et l'entraînement.
La France est favorite pour cette rencontre. Comment allez-vous aborder ce match ? Comment entretenir la motivation ?
G.F. : Il n'y a jamais de problème de motivation. Quand il joue devant son public, avec quatre à cinq mille personnes, un joueur a une vraie responsabilité envers ses coéquipiers, les gens qui sont venus le voir, envers le pays également. Tous les joueurs savent que c'est un rendez-vous qu'ils ne peuvent absolument pas manquer. Ils se doivent d'être à 100 %. Après, le piège, c'est de se préparer avant la rencontre de manière un peu moins intensive en se disant qu'on a de la marge. Là, je m'appuie sur mon staff pour pousser les joueurs à élever leur niveau de jeu à l'entraînement et à être rigoureux au cours des journées qui précèdent la rencontre.
Comment aborde-t-on ces matches "qu'on n'a pas le droit de perdre" ?
G.F. : Personnellement, je préfère jouer une équipe moins forte que d'affronter la Russie contre laquelle on a fait une très belle rencontre l'année dernière, durant laquelle les joueurs ont tout donné en perdant à l'arrivée. Vraiment, il vaut mieux jouer une équipe plus modeste avec le soutien du public.
On sait aussi que c'est une rencontre piège, mais, techniquement, si on fait des matches pleins et solides, on doit pouvoir gagner. Or, contre les Russes ces deux dernières années, on a réussi de bons matches mais, au final, on assiste impuissants à la domination des autres&hellip
Que pensez-vous de l'équipe roumaine ? Redoutez-vous un joueur en particulier ?
G.F. : Depuis toujours il faut se méfier des Roumains. Un peu comme les Tchèques, ce sont des joueurs très doués. Ils sont bons techniquement et capables dans un bon jour de battre des gars du Top 10. Pavel en est l'exemple. On le connaît tous, il a battu de très bons joueurs. Et même si aujourd'hui, il n'est pas dans sa meilleure forme, lorsqu'il n'a rien à perdre, il peut être extrêmement dangereux. Il faut donc d'abord se méfier de Pavel et contre les autres, il faudra montrer que pour nous battre, ils devront jouer extrêmement bien.
Quels souvenirs gardez-vous de votre dernier match contre eux, à Bucarest en 2003 ?
G.F. : Beaucoup de choses ont changé depuis quatre ans. Il y avait Nicolas Escudé à l'époque. Aujourd'hui, il a pris sa retraite. Richard Gasquet, lui, n'était pas là. L'aventure reste la même, mais les acteurs ont changé. Nous, notre rôle est de leur parler de l'histoire du jeu, de les avertir des pièges dans lesquels il ne faut pas tomber et les préparer le mieux possible. Cette rencontre là avait été bien négociée, j'aimerais que l'issue soit la même cette fois-ci.

ATP ZAGREB - Quarts de finale
Marcos Baghdatis (CHY/N.2) bat Arnaud Clément (FRA/N.8) 6-2, 6-7, 7-6
Prochain adversaire: Peya
Pas de chance pour le Français. S'il n'a rien pu faire au premier set, Arnaud Clément a su élever son niveau de jeu dans le deuxième pour arracher une égalisation méritée après un jeu décisif. Menant 6-2, 5-4 service à suivre, Marcos Baghdatis s'est fait peur en passant complètement à côté de ce tie-break perdu 2 points à 7.
Si le troisième set a été plus disputé, le Français n'a pas réussi à faire la différence. Un second tie-break a donc départagé une fois de plus les deux joueurs, et c'est Clément qui passa à côté en étant mené 0-5, avant de céder 5 points à 7. En plus d'être le dernier Français à avoir succombé en 1/4 de finale du tournoi, il efface de son ardoise la belle victoire qu'il avait su se procurer à Lyon face au Chypriote en 2006.
Alexandro Peya (AUT) bat Michael Llodra (FRA) 6-3, 6-3.
Prochain adversaire : Baghdatis
Mikhail Youzhny (RUS) bat Marc Gicquel (FRA) 7-5, 6-2
Prochain adversaire : Ljubicic
Ivan Ljubicic (CRO/N.1) bat Thomas Johansson (SUE) 7-6, 6-7, 7-6
Prochain adversaire : Youzhny

ATP ZAGREB - Quarts de finale
Alexandro Peya (AUT) bat Michael Llodra (FRA) 6-3, 6-3.
Prochain adversaire : Clément ou Baghdatis.
Mikhail Youzhny (RUS) bat Marc Gicquel (FRA) 7-5, 6-2
Ivan Ljubicic (CRO/N.1) bat Thomas Johansson (SUE) 7-6, 6-7, 7-6
Arnaud Clement (FRA) - Marcos Baghdatis (CYP/N.2)
Face-à-face : 1-0 pour Clément.

Les "valeurs sûres" du tennis français, Arnaud Clément, Richard Gasquet, Sébastien Grosjean et Michaël Llodra composeront l'équipe qui recevra la Roumanie à Clermont-Ferrand (9/11 février sur Taraflex) au 1er tour de Coupe Davis, annoncée mardi à Paris par le capitaine Guy Forget.
Le capitaine Guy Forget a déclaré avoir fait appel "aux valeurs sûres" du tennis français mais il a mis en garde contre "un excès de confiance" et demandé à ses joueurs de n'avoir qu'une seule idée en tête: la qualification pour les quarts de finale.
Gasquet et Grosjean "plus constants"
"Je pense qu'aujourd'hui, ce sont ces garçons qui ont le plus de chance de rapporter des points contre la Roumanie. Sur ce que j'ai vu en Australie, Richard (Gasquet) et Sébastien m'ont donné l'impression d'être les plus constants et les plus performants sur les simples", a ajouté Forget. "Quant à Michaël (Llodra) et Arnaud (Clément), ils ont toujours réalisé de bonnes performances en Coupe Davis", a-t-il souligné.
Guy Forget a précisé qu'il n'avait pas choisi de retenir un cinquième joueur car "on joue en France, donc ce n'est vraiment pas loin pour faire venir un joueur en cas de problème ". "Il se trouve qu'il y a des joueurs comme Gaël Monfils ou Julien Benneteau qui savent qu'ils peuvent être appelés en cas de besoin", a-t-il précisé.
"Tous les joueurs savent que c'est un rendez-vous qu'ils ne peuvent pas absolument pas manquer. ils doivent être à 100 %. Après, le piège, c'est de se préparer avant la rencontre de manière un peu moins intensive en se disant qu'on a de la marge. Là, je m'appuie sur mon staff pour pousser les joueurs à élever leur niveau de jeu à l'entraînement et à être rigoureux", a affirmé Forget.
Monfils et Benneteau en roue de secours
Interrogé sur les satisfactions procurées par les joueurs français en Australie, le capitaine a estimé que Richard Gasquet était "beaucoup plus solide que l'année dernière". "Il est en progrès nets, surtout physiquement, et son niveau de jeu est aussi plus constant". Sébastien Grosjean "s'est rassuré et a rassuré tout le monde en montrant que dans les grands rendez-vous, on pouvait compter sur lui", a ajouté Forget.
Le capitaine a précisé que Grosjean, qui avait quitté l'Australie légèrement blessé, avait subi des examens aux Etats-Unis. "Il a une petite élongation. A priori ça devrait aller. Il a déjà repris la course et l'entraînement", a-t-il dit. Andrei Pavel, Victor Hanescu, Victor Crivoi et Horia Tecau composeront l'équipe de Roumanie. Forget a par ailleurs estimé qu'il fallait toujours se méfier des Roumains, qui, "un peu comme les Tchèques, sont des joueurs très doués".

Serena Williams a remporté son 3e titre à l'Open d'Australie en écrasant la future n°1 mondiale, Maria Sharapova, en lui laissant que trois jeux en une heure de match. L'Américaine, 81e mondiale, remontera, elle, à la 14e place au classement WTA grâce à ce 8e succès en Grand Chelem.
OPEN D'AUSTRALIE - Finale dames
Serena Williams (USA) bat Maria Sharapova (RUS, 1) 6-1, 6-2
Soufflée comme une brindille. Maria Sharapova a connu ce samedi 27 janvier son premier chagrin en finale d'un tournoi majeur de WTA à cause du passage de l'ouragan Serena. En succédant à Amélie Mauresmo, la soeur cadette des Williams a remporté son troisième titre à l'Open d'Australie, son huitième en Grand Chelem, en infligeant une soufflante à la Roger Federer : c'est-à-dire en faisant valser son adversaire par des coups gagnants sans que celui-ci ne puisse réagir.
Et l'impensable s'est bien produit : Maria Sharapova, future n°1 mondiale lundi prochain, n'a pas fait long feu en finale face à Serena Williams qui s'imposa en une heure de jeu, tout rond, lors de sa dixième finale du Grand Chelem. Elle qui n'était pas tête de série en raison d'une 81e place mondiale et qui sera 14e au classement WTA la semaine prochaine. Même les plus optimistes n'auraient osé le pronostiquer en début de compétition...
De la 81e et la 14e place mondiale
L'ancienne N.1 mondiale est ainsi la deuxième joueuse non-tête de série à s'imposer à Melbourne, après l'Australienne Chris O'Neil en 1978. Mais cette information est à relativiser, les meilleures joueuses du moment ne faisant pas le déplacement aux antipodes pour tenter leur chance. Une chance que Serena a voulu tenter en pleine connaissance de cause : si l'an passé elle est venue en sachant qu'elle ne pouvait faire le poids, l'Américaine avait prévenu que, cette année, elle ne faisait pas le voyage pour rien...
Avec une mentalité de fer, Serena est parvenue à refaire surface sur la planète tennis de la meilleure des manières après avoir chuté jusqu'à la 140e place mondiale, son plus mauvais classement depuis 1997. Une opération du genou et l'assassinat de sa demi-soeur Yetunde Price, en 2003, ont précipité la championne américaine vers le fond du classement WTA. Mais, en bonne nageuse, il lui a fallu un peu de bonne volonté pour revenir à son meilleur niveau pour faire honneur à son statut de seule joueuse encore en activité à avoir remporté les quatre tournois du Grand Chelem.
Federer, ce modèle
Et Maria Sharapova n'a rien vu venir. Les défauts de la Russe au service tout au long de la quinzaine ont été son principal ennemi en finale : en panne de premières, ses secondes balles liftées n'ont eu aucun effet sur Serena qui giflait ses retours sans réfléchir davantage. Pour confirmer ses breaks d'avance, Williams se reposait sur une mise en jeu pointant à 200km/h de moyenne. De trop pour la Russe qui ne parvenait pas à répondre à l'échange.
Cette finale est donc allée à toute allure, sans laisser le temps à Sharapova de rétorquer. Après trois finales remportées à Wimbledon 2004, l'US Open et le Masters en 2006, Maria prend son premier "vent" en finale majeure WTA, à la Federer lorsqu'il a dicté une leçon de tennis à Roddick en demi-finale il y a deux jours. Avant ce match, la vainqueur 2007 annonçait que son modèle masculin était Roger Federer. On comprend mieux maintenant le scénario du match.


Roger Federer a souligné qu'il avait intérêt à jouer son meilleur tennis lors de la finale de l'Open d'Australie qui l'oppose au Chilien Fernando Gonzalez, dimanche à Melbourne. "Je le connais depuis que j'ai 14 ans. Jouer contre lui est toujours dangereux, il peut devenir un rouleau compresseur. Quand il joue comme aujourd'hui, il est plus fort qu'un N.2 mondial", a déclaré le Suisse, qui a toutefois remporté ses neuf rencontres précédentes contre Gonzalez.
"Je l'ai toujours battu certes mais j'ai intérêt à faire un grand match, sinon ça risque de ne pas suffire, a assuré le N.1 mondial. Je l'ai récemment affronté en finale de Bâle et de Madrid, dans des matches au meilleur des cinq sets, ça va m'aider." Comme Gonzalez a expédié sa finale contre Tommy Haas, vendredi soir, Federer n'a eu l'occasion de voir que les trois derniers jeux du match, à la fin de son repas.
Gonzalez, adversaire à sa mesure ?
La prestation de Fernando Gonzalez ne tient sans doute pas du hasard. Son coach depuis 2006 n'est autre que Larry Stefanki, l'ancien entraîneur de John McEnroe, Evgueni Kafelnikov et, dernier en date, Marcelo Rios qui avait atteint la finale de l'Open d'Australie en 1998, perdue face à Petr Korda. Au vu de ses prestations tout au long de cette quinzaine et du niveau de jeu du Chilien qui augmente à chaque frappe de balle, sa 10e confrontation face au Suisse risque d'être enfin un combat de haute voltige.
"Je n'ai pas besoin de le regarder, je sais comment il joue, a commenté Federer qui dit ne pas être étonné des progrès de Gonzalez. "Je suis surpris de le voir en finale, je pensais que Davydenko ou Nadal allaient y arriver, mais ça fait un moment que je vois venir Gonzalez. Il a fait trois finales d'affilée en hiver et s'il n'y avait pas eu Ljubicic ou moi en face, il aurait peut-être gagné les trois. Ca fait longtemps qu'il peut battre tout le monde, mais il était trop irrégulier. Aujourd'hui il joue avec plus de patience et d'intelligence."
En course pour une dixième couronne du Grand Chelem, Federer se sent lui très bien. "J'ai eu deux jours pour me préparer mentalement. Jusque-là mes matches ont été faciles sur le plan physique, je joue bien, j'espère avoir gardé le meilleur pour la fin" , a expliqué le Suisse. A l'heure de disputer sa septième finale de suite dans un tournoi majeur, il ne se sent pas particulièrement nerveux. "Je suis tranquille, c'est l'expérience, je sais ce qui m'attend , souligne-t-il. Ici c'est un peu spécial car la finale a lieu en soirée, alors on a toute la journée pour y penser. Mais bon, ce qui est bien, c'est qu'on peut rester au lit plus longtemps !"

OPEN D'AUSTRALIE - Demi-finale messieurs
Fernando Gonzalez (CHI/N.10) bat Tommy Haas (GER/N.12) 6-1, 6-3, 6-1
Finale : Federer-Gonzalez.
Fernando Gonzalez version "Gozilla" a renvoyé Tommy Haas, ancien premier de la classe, a ses chères études. Quand l'Allemand échoue pour la troisième fois en demi-finale de l'Open d'Australie, le Chilien obtient sa place pour la finale dès sa première tentative en demi-finale d'un Grand Chelem. Etouffé par la puissance et la densité du jeu de Fernando, Tommy a tenté d'avancer, en vain, n'inscrivant que cinq petits jeux au total. Un score qui rappelle celui infligé la veille par Roger Federer à Andy Roddick. De bonne augure pour Gonzalez ?
A des années-lumières de son début de match fantastique réussi face à Nikolay Davydenko, Tommy Haas a débuté son match par une série de onze points encaissés. Un fardeau trop lourd à porter malgré les sept points gagnés ensuite. Tommy évite le double break immédiat, mais doit l'accepter à 1-4.
Quand Fernando s'installe en coup droit, le point est fait, quand l'Allemand l'attaque côté revers, ce dernier prend la balle tôt, bloque son coup et contre. Les jeux défilent et le set avec.
Gonzalez à Melbourne, un parcours exemplaire
Haas doit réagir, mais la pression est trop forte pour l'ancien numéro 2 mondial, frustré par toutes années gâchée (blessures à l'épaule notamment). A 1-0 pour Gonzalez, il offre un break en tentant un ace sur seconde balle. Dos au mur, il décide alors d'avancer et de prendre des risques au filet. Sa meilleure décision du match, mais trop tardive.
De l'autre côté du court, Fernando connaît un petit moment de flottement, à peine perceptible. Le médaillé de bronze d'Athènes s'appuie toutefois sur un service efficace. Avec 87% de réussite derrière ses premières balles (avec 63% de premières au total), Gonzalez a mis la barre trop haut. C'est son meilleur pourcentage de points inscrits sur son premier service du tournoi (84% contre Korolev au premier tour, 80% contre Del Potro).
Auteur de 45 fautes directes face à Nikolay Davydenko, Tommy Haas a été plutôt sage cette fois-ci avec 21 erreurs seulement (contre 3 pour Gonzalez !). Contraint à défendre la plupart du temps, il n'a même pas eu le temps "d'arroser le court..."
"Trois fautes directes, cela ne m'était jamais arrivé"
Son adversaire, lui, mesure sa propre progression : "Le match face à Lleyton Hewitt a été déterminant. Je viens de jouer à mon meilleur niveau. Trois fautes directes en un match, ça ne m'était jamais arrivé. Et encore, une d'entre elles était particulièrement stupide. Quelques années en arrière, je faisais 43 fautes directes pour trois coups gagnants."
Le troisième set ressemble à s'y méprendre au premier. Un double break à 1-4 scelle le moral de Haas et le sort de la rencontre.
Le parcours de Fernando Gonzalez lors de cet Open d'Australie est exemplaire. Deux tours difficiles face à deux jeunes joueurs ambitieux et quatre matches formidables dans la lignée de ses performances de l'automne 2006 face à deux Top 20 et deux Top 10. Il lui reste maintenant à jouer le match de sa vie face à Roger Federer.
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